‹ Les catalyseurs biochimiques dans la vie et dans l'industrieChapitre 164 sur 209 · grammes · texte numérisé non relu

grammes

Alcool

Acide borique

Acide phénique

Sublimé

Sulfate de cuivre

Ainsi l’uréase est un enzyme très sensible aux conditions chimiques du milieu ; la présence de très faibles quantités de sulfate de cuivre, de sublimé, d’acide borique même, empêchent son action de s’exercer. L’acide salicylique produit aussi, à faibles doses, une action paralysante ; l’acide benzoïque est moins actif. Une solution d’uréase, saturée de chloroforme, perd, au bout de 8 jours, plus de 50 % de sa puissance. Cette sensibilité aux antiseptiques est la cause pour laquelle on ne peut faire, avec cette diastase, des essais de longue durée, les résultats étant toujours plus ou moins faussés par l’antiseptique même qu’on emploie. On peut cependant éviter cet inconvénient en travaillant dans un milieu stérile, avec une solution filtrée sur bougie de porcelaine.

Guanase et Adénase.

Des deux sortes de phénomènes qui président aux mutations de la matière azotée dans l’organisme animal, les phénomènes d’assimilation, d'une part, et ceux de désassimilation, de l’autre, les premiers, dans leur ensemble, sont assurément les mieux connus. Sans doute, la phase ultime de la nutrition,

GUANASE ET ADÉNASE.

à savoir, la reconstitution des tissus, nous échappe dans ses détails; mais on conçoit du moins comment la nature, par le jeu réversif de diastases déjà étudiées, peut arriver à ce résultat. Au contraire, les données qu’on possède relativement à la formation des produits d’excrétion azotée sont beaucoup plus vagues. Par quel processus chimique s’élaborent les nombreuses substances qu’on retrouve dans l’urine en proportions plus ou moins grandes? D’où viennent l’acide urique et les diverses bases puriques : la xanthine, la guanine, l’adénine, etc.; la créatine et la créatinine; l’allantoïne, l’acide hippurique, etc.; enfin, l’urée? On ne peut donner à ces multiples questions que des réponses provisoires, qui, jusqu’à présent, reposent plus sur des présomptions que sur des preuves certaines. Vraisemblablement, la production de corps si variés résulte du jeu de diastases appropriées; mais de toutes celles qui agissent d’une façon probable, on ne connaît encore qu’un très petit nombre, et très imparfaitement, d’ailleurs; aussi, jusqu’à plus ample informé, doit-on attribuer la plupart de ces synthèses à l’action de forces purement vitales.

Nous avons déjà eu l’occasion de montrer, à propos du rôle physiologique des amidases, comment ces diastases intervenaient dans l’élaboration des matériaux à l’aide desquels l’urée et l’acide urique, les deux principales substances azotées que l’urine excrète, pouvaient se constituer. Les sels ammoniaux représentent, en effet, une des principales sources de l’urée, car, amenés sous la forme de carbonate et de carbamate d’ammoniaque, ils sont rapidement déshydratés par les cellules du foie et transformés en urée. Il semblerait même que l’acide urique, tout au moins chez les animaux producteurs d’une grande quantité de ce corps, les oiseaux et les reptiles, ait aussi son origine dans le foie, l’organe hépatique des oiseaux étant capable de transformer les sels ammoniaux, accompagnés ou non de substances ternaires, non plus en urée, mais en acide urique. Toutefois, la principale cause de formation de l’acide urique chez les mammifères résulte de la désintégration des nucléoprotéides constituant leurs divers tissus. Nous

AMIDASES.

avons décrit précédemment, dans le chapitre des nucléoprotéases, les divers corps qui prennent successivement naissance sous l’influence des nombreuses diastases qui s’attaquent à ce groupe de substances si répandues dans l’organisme. Nous avons constaté notamment qu’il apparaissait, en dernier ressort, à la fin de l’hydrolyse nucléique, des bases pyrimidiques et des bases xanthiques. Or, la parenté chimique qui existe entre ces derniers produits et l’acide urique ressort nettement des formules suivantes :

NH — CO

H — C C — NH\

II II >CH

Hypoxanthine (ou sarcine)

N = C(NH2)

CH C — NH\

II II >CH

Adénine

NH — CO

NH - CO

CO C — NH\

I II >CH

NH — C — N f

Xanthine

NH - CO

NH2 — C C — NH\

II II >CH

Guanine

CO

NH

NH

— nh/

CO

Acide urique

Les diverses substances du groupe purique sont susceptibles de se transformer les unes dans les autres, ou de donner des corps nouveaux, sous l’influence de diastases variées. Parmi celles-ci, on en compte cinq assez bien connues : elles se trouvent toutes dans le foie, organe dont nous avons déjà montré le rôle très important, en ce qui concerne la synthèse de l’urée dans le sang. Mais parfois on les rencontre aussi dans d’autres organes animaux. Ces enzymes sont : 1) la xanthynoxydase; 2) l’uricase; 3) l’arginase; 4) la guanase; 5) l’adénase.

1) La xanthynoxydase est une diastase oxydante, découverte par Schittenhelm, qui transforme l’hypoxanthine en xanthine d’abord, puis en acide urique; on a ainsi :

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