C5H4N403 + O + H20 = C4H8N403 + GO
Acide urique Allantoïne
Gomme, d’autre part, cette allantoïne peut, in vitro , sous l’influence des oxydants, se transformer en urée et acide oxalique, on a pensé que dans l’organisme l’urée pouvait provenir de l’oxydation de l’acide urique. Mais cette opinion n’est pas appuyée sur des preuves décisives.
L. Brunton a constaté aussi, dans le foie, la présence d’un ferment qui transforme l’acide urique en glycocolle, ammoniaque et acide carbonique, d’après l’équation :
•CsH4N403 + 5 H20 = C’H5N02 + 3 CO2 + 3 NH*
Acide urique Glycocolle
Enfin, on connaît une diastase capable de transformer l’acide urique en urée et acide tartronique :
C5H4N403 + 4ffO = 2 GH40N* + C3H405
Acide urique Urée Acide tartronique.
Toutes ces diastases uricolytiques contribuent à l’élimination de l’acide urique de l’organisme et présentent de ce fait, un certain intérêt, tant au point de vue de l’établissement, chez un individu, des pertes en azote urinaire, sous toutes ses formes, que de l’étiologie de divers états pathologiques. Quelques auteurs prétendent, en effet, que l’origine de la goutte, notamment, maladie qu’on sait être due à une accumulation d’acide urique, résiderait dans l’absence ou dans une
AMIDASES.
diminution de ces enzymes uricolytiques, qui, normalement, existent en quantités suffisantes dans l’organisme. Toutefois cette opinion n’est pas admise par tous.
Il convient d’ajouter qu’en dehors de ces transformations, dues à des diastases retirées d’organes, on a constaté que certaines bactéries aérobies sont aussi capables de détruire l'acide urique en donnant :
C5H4N403 + 8 H20 + Os = 4 C03.NH4.H -f CO2
Acide urique Carbonate d’ammoniaque
Dans ce travail, plusieurs enzymes doivent intervenir ; souvent, on observe même que l’urée se forme comme produit intermédiaire ; mais celle-ci disparaît rapidement, sous l’action de l’uréase présente dans le bouillon de culture.
3) L ’arginase, que nous avons déjà décrite, décompose l’arginine en donnant de l’urée et de l’ornithine. Or, l’arginine est une base hexonique, c’est-à-dire une substance qu’on retrouve dans les produits d’hydrolyse de la plupart des matières albuminoïdes ; on conçoit donc que par ce mode de dédoublement une certaine quantité de l’azote protéique puisse prendre la forme de l’urée.
4) Enfin, nous arrivons à la guanaseetkïadénase, qui sont de véritables amidases. En effet, leurs actions portent, la première, sur la guanine, en donnant :
CTTON5 -f H20 = C6H402N4 + NH3
Guanine Xanthine Ammoniaque
la seconde, sur l’adénine, en donnant :
CTTN5 + H20 = C5H4ON4 + NPI8
Adénine Hypoxanthine Ammoniaque
Ces deux diastases ont été décrites par W. Jones, qui reconnut leur présence dans différents organes d’animaux. Toutefois leur individualité a été très discutée; Schittenhblm pense même qu’elles ne constituent à elles deux qu’une seule substance. On a pu cependant montrer qu’il n’en était pas ainsi en faisant l’analyse comparative de différents organes ; on constate alors que certains extraits se montrent actifs sur la guanine, alors qu’ils restent sans action sur l’adénine :
BUTYRO-AMIDASE.
Présence de la güanase et de l’adénase