‹ Les catalyseurs biochimiques dans la vie et dans l'industrieChapitre 188 sur 209 · L. Meunier et C. Vaney. La tannerie, Paris · texte numérisé non relu

L. Meunier et C. Vaney. La tannerie, Paris

Sciimitz-Dumont. Débourrage à l’échauffe, Mon. Scient., 1897, p. 312. ScHROEDERet Schmitz-Dumont. Bingler's, 1896.

Eitner. Gerb., 1895, pp. 157 et 159.

Eitner. Confus d’excréments, Gerb., 1890, p. 87.

Wood. Journ. of the Soc. chem. Indust., 1898, p. 1011 ; 1899 p. 990.

Rôle des amidases dans la genèse des pétroles.

La connaissance du rôle des amidases, dans la transformation ultime des produits de dégradation des matières albuminoïdes, permet de mieux comprendre un des points restés obscurs dans l’une des deux théories régnantes pour expliquer la formation des pétroles : nous allons voir comment. On sait qu’à l’heure actuelle on admet généralement que ces hydrocarbures naturels proviennent de réactions, s’exerçant à haute température, entre des corps soit purement minéraux, soit organiques; comme, d’ailleurs, ces deux moyens ne s’excluent pas, il est très probable que tous deux interviennent dans la genèse des pétroles.

Suivant la première théorie, il se ferait, au sein de la terre, sous l’action de la chaleur, des carbures métalliques qui.

APPLICATIONS

décomposés ensuite par la vapeur d’eau, engendreraient des hydrocarbures. Ceux-ci, en raison de la haute température et de la forte pression auxquelles ils sont soumis, fixeraient une partie de l’hydrogène libre et se transformeraient en carbures saturés; ils pourraient aussi se condenser pour donner naissance à des produits de poids moléculaire plus élevé que le leur : l'ensemble aurait des propriétés rappelant beaucoup celles des pétroles naturels. Il est à remarquer que dans cette synthèse, il n’est pas même nécessaire de faire intervenir de très hautes températures, les expériences de Sabatier et de Senderens ayant montré la possibilité de transformer, en présence de nickel en poudre chauffé seulement à 200 ou 300°, un mélange d’acétylène et d’hydrogène en hydrocarbures identiques aux différents pétroles connus. D’ailleurs, les phénomènes volcaniques pourraient favoriser ces réactions en mettant en présence les différents éléments qui les déterminent.

La seconde théorie nous intéresse plus directement. Elle admet, en effet, que les pétroles proviennent d’une décomposition, suivie d’une pyrogénation, de débris animaux et végétaux, surtout de provenance marine. Elle repose sur diverses observations, dont la principale est la présence fréquente, dans les puits d’hydrocarbures, en même temps que de sel gemme, de restes organiques, tels que poissons, mollusques ou plantes marines. Le voisinage des gisements pétrolifères avec ceux de houille ou de schistes bitumineux laisse aussi supposer que les uns et les autres ont une même origine. Certes, la valeur des arguments donnés en faveur de cette manière de voir a été discutée par les géologues, et il ne nous appartient pas de la juger. Nous retiendrons seulement ce point important, c’est que de l’avis de tous, ce mode de formation est, sinon général, du moins presque certain pour quelques gisements, comme celui du Canada, par exemple.

Cette théorie s’appuie d’ailleurs sur diverses expériences. Engler, en 1888, en distillant sous pression des matières grasses provenant d’animaux marins, telles que l’huile de foie de morue, parvint à obtenir un liquide ressemblant au pétrole.

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