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ORIGINE DES PÉTROLES

La distillation commença à 320° sous 10 atmosphères et se termina à 400° sous 4 atmosphères ; les produits distillés, environ 70 % de la matière mise en œuvre, qui pesait 492 kg., se composaient, pour environ 7e, de gaz combustibles, et pour5/*, d’un liquide oléagineux, formé de carbures saturés et d’un peu de carbures non saturés. Par redistillation et fractionnement, on put séparer de ce liquide brut un produit lampant ressemblant en tous points à du pétrole raffiné ordinaire. Cette expérience est d’ailleurs à rapprocher de celle faite par Cahours en 1875, qui trouva que la distillation des acides gras par la vapeur d’eau surchauffée donne naissance à toute une série d’hydrocarbures saturés, depuis l’bydrure d’amyle jusqu’à l’bydrure de duodécyle.

Ainsi, d’apres ces données, les pétroles résulteraient de la pyrogénation des matières grasses, et celles-ci proviendraient de la décomposition et de la putréfaction de divers animaux aquatiques, que des courants sous-marins, ou d’autres modes de transport, auraient accumulés en certains points du globe. Les différents principes constituant les tissus organiques auraient été décomposés chacun à leur tour : les hydrates de carbone se seraient oxydés ou déshydratés, tandis que les matières azotées auraient été dégradées et ramenées à des formes très simples; seuls, les graisses auraient résisté à cette désorganisation. Pour réaliser toutes ces transformations, le concours des infiniment petits a été nécessaire. Ce n’est pas là une simple supposition, puisque B. Renault a constaté la présence de bactéries dans les débris fossiles de toutes les époques, jurassique, permien, carbonifère, etc.

Tout ce raisonnement paraissait fort plausible, lorsque, en 1900, Walden lui fit une grave objection. Reprenant une vieille observation de Biot (1835), il venait de constater que les pétroles naturels possèdent un pouvoir rotatoire très net, tandis que les produits de synthèse sont inactifs. L’hypothèse de Engler se heurtait donc à une impossibilité : elle avait du moins besoin d’être revisée. C’est ce que fit Neuberg quelques années plus tard. Il eut l’idée que peut-être le pouvoir rotatoire

APPLICATIONS

des pétroles naturels était dû à la présence, dans les matières

grasses d’où ils dérivent, d’acides gras actifs sur la lumière

polarisée, comme l’acide isovalérique et l’acide caproïque :

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