CH3\ CH
cm*/ CH — CO*H et CH-CH3— CO’H
corps qu’on sait se former au cours de la putréfaction des matières azotées.
Effectivement, en distillant sous pression un mélange d’acide oléique et d’un peu d’acide isovalérique, cet auteur obtint un produitqui, après purification, présenta tous les caractères, y compris le pouvoir rotatoire dextrogyre, que possèdent les véritables pétroles. On retrouve même avec ce produit artificiel la croissance du pouvoir rotatoire en fonction du point d’ébullition, croissance qu’on avait observée déjà chez les pétroles naturels. C’est ainsi qu’en fractionnant un distillât précédemment purifié, échantillon moyen qui, dans un tube de2décim., donnait une rotation de + 1° 10’, on obtint les parties suivantes :
1) celle recueillie jusqu’à 125°, fait tourner de -f- 0° 2
2) — de 125 à 230°. — + 0° 5
3) — de 230 à 320° — -f 0° 7
De même les naphtes naturels accusont une rotation allant de -f 0° 2 à 2° 3.
Cette expérience capitale réduisait donc à néant la seule objection qu’on pût faire à la théorie de Engler et rend désormais très probable la formation des pétroles à partir des matières grasses. On pouvait cependant se demander, au moment où les travaux de Neuberg parurent, et bien que ce savant prît le soin de vérifier expérimentalement le fait que les matières albuminoïdes en se putréfiant donnent bien des acides gras volatils, par quel processus ces corps se forment. Nous savons maintenant qu’ils sont dus à l’action des amidases s’exerçant sur les amino-acides simples : c’est ainsi que l’acide glutamique par son dédoublement fournit de l’acide butyrique et de l’ammoniaque suivant l’équation :
C02H.CH (NH2).CH2.CH2.C02H + H2 = CH2.CH2.CH2.C02H + NIP-f-CO2 Acide glutamique Acide butyrique
FERMENTATION PUTRIDE
Les bactéries de la putréfaction, qui, vraisemblablement, devaient agir dans les âges anciens comme elles le font actuellement, sécrètent des enzymes protéolytiques ainsi que des amidases : successivement, ces diverses diastases ont exercé leur action sur les matières azotées des animaux marins, pour donner finalement, parmi de nombreux dérivés, des acides gras volatils, dont certains étaient doués du pouvoir rotatoire. Ces corps actifs, mélangés aux graisses qui avaient résisté à la décomposition microbienne, et soumis ensemble à l’action combinée d’une haute température et d’une forte pression, auraient engendré les pétroles naturels.
BIBLIOGRAPHIE