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ACTION DE LA LUMIÈRE

tion dépend aussi de la température à laquelle on abandonne le liquide après la chauffe. A la température de 50°, il ne se produit aucune régénération. A 45°. elle est très imparfaite ; à 40°, elle est très rapide, mais jamais complète. Au contraire, à la température ordinaire, elle est lente, mais complète. La régénération se fait dans les liquides fortement dilués plus facilement que dans les liquides contenant beaucoup de diastase. L’invertine, l’amylase, la pancréatine se régénèrent plus difficilement que la diastase de Toka, mais les résultats obtenus avec ces produits sont tout aussi probants.

La donnée nouvelle apportée par le savant russe ouvre un horizon tout à fait imprévu pour l’étude des diastases. Sans pouvoir confirmer les données apportées par Gramentzki, Effront cite une observation qui se rattache à cette question. Nous avons vu qu’en exposant à l’action de la lumière une solution stérile de dérivés albuminoïdes, on obtient à la longue une peptonisation très profonde, ainsi que la formation, dans le liquide, de faibles quantités d’eau oxygénée. Ces essais ont porté sur les produits d’une hydrolyse modérée, obtenue d’une part avec les acides, d'autre part avec de la pepsine. Or, avec ces derniers produits, on a toujours constaté une action plus rapide qu’avec les produits provenant d’une digestion par l’acide. Il serait à rechercher si l’on ne se trouve pas ici en présence d’une superposition d’effets dus à l’action de la lumière, à laquelle s’ajouterait l’action d’une pepsine régénérée.

Actions de la lumière et de l’agitation.

Absorption de la pepsine.

Action de la lumière. — La pepsine en solution, exposée à la lumière, subit une altération profonde. La substance active se trouve détruite et l’on constate même un changement dans la nature de la substance albuminoïde. Avant l’exposition au

PEPSINE

soleil, les solutions de pepsine précipitent par le sulfate de zinc ; une insolation prolongée empêche la formation de ce précipité. Le travail produit n’est pas une autodigestion proprement dite. L’action est plus profonde, car dans les produits formés on trouve de l’ammoniaque et des acides gras, corps qui dépassent la limite de l’action même de la pepsine.

Voici la méthode suivie et les résultats trouvés par Effront dans ses essais sur l’action de la lumière : 5 gr. de pepsine en poudre, contenus dans un tube, sont stérilisés à 110° pendant 20 minutes. Le tube est renversé dans 500 cc. d'eau stérilisée. On abandonne le mélange, bouché avec un tampon d’ouate, à l’action de la lumière. D’autre part, comme essai témoin, on emploie une solution de 5 gr. de pepsine dans 500 cc. d’eau, solutionstériliséependant20minutesàll0°. Après trois mois d’insolation, on soumet les liquides à l’analyse.

Action de la lumière sur des solutions de pepsine stérilisée.

Liquide avec pepsine stérilisée à sec

Liquide avec pepsine stérilisée en solution

Azote ammoniacal 110 milligr.

Acides volatils 430 »

Précipité par le SCMZn 0 »

Substance active 0 »

92 milligr.

Dans les deux liquides on constate une dégradation moléculaire de la matière albuminoïde très prononcée. Cependant, dans l’essai avec la pepsine stérilisée à sec, le travail semble être un peu plus avancé.

La destruction de la pepsine par la lumière a été étudiée par Tappeiner, Iodelbauer, Schmidt-Nielsen, etc. Dreyer et Hanssen ont cherché à établir la loi de l’action de la lumière, et ils ont trouvé que l’affaiblissement progresse régulièrement sous l’influence d’un éclairage continu. Si a exprime la quantité de corps à l’origine, x la quantité qui a changé pendant un temps t, et k une constante, la destruction de la diastase est représentée d’une manière très satisfaisante par la formule de la réaction monomoléculaire : ^ = k (a — x). De plus, cet affaiblissement est dû, avant tout, aux rayons ultra-violets retenus par le verre.

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