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DIGESTIF D’UNE PEPSINE

Temps écoulé à l’état neutre, avant l’acidification

30 sec.

30 min.

1 heure

3 heures

4 heures

Témoin

Le témoin, qui n’a pas été alcalinisé, avait un pouvoir digestif pris pour unité. L’essai, qui a été alcalinisé, puis, après 30 secondes, acidifié, n’agissait plus. Au contraire, si on laisse le liquide 4 heures à l’état neutre, avant l’addition d’acide, on constate que le pouvoir digestif est déjà sensiblement revenu, puisqu’il représente le 1/12 de celui du témoin. La perte de l’activité d’une pepsine traitée dans ces conditions peut être réduite à une très faible proportion : c’est ce qui se produit quand on traite un suc gastrique, préalablement alcalin, par une quantité d'acide correspondant aux 4/5 de son alcalinité, qu’on l’abandonne ainsi 4 à 6 heures, puis qu’on l’acidifie.

Mécanisme de l’action de HCl. — Les travaux de W. Gurber, d’ERB, d’ARRHÉNius, ont montré que les matières albuminoïdes peuvent entrer en réaction avec l’acide chlorhydrique et former des combinaisons analogues au chlorhydrate d’ammoniaque. L’existence de celles-ci se laisse vérifier par l’abaissement constant du point de congélation des

Pouvoir digestif

PEPSINE

dissolutions des produits d’hydrolyse des matières albuminoïdes additionnées de HCl. C’est par cette méthode qu’on a pu établir qu’il s’agit de véritables combinaisons moléculaires :

1 molécule albuminoïde absorbe 4 mol. HCl 1 » albumose » 3 » »

1 » peptone » 2 » »

Or, il a été reconnu que la matière azotée, à l’état de combinaison chlorhydrique, présente une bien moins grande stabilité que sous la forme habituelle, et c’est précisément dans cette aptitude à se désagréger offerte par la molécule acide, que la pepsine trouve vis-à-vis d’elle une plus grande facilité d’attaque. En outre, la plupart des auteurs admettent que l’action de la pepsine est favorisée par les ions H libres.

Schütz a démontré cependant que l’acidité libre n’est nullement indispensable pour l’action de la pepsine, et que la peptonisation se produit déjà en milieu neutre. Il appuie sa manière de voir sur l'expérience suivante : Il détermine d’abord pour une solution d’albumine, la capacité acide, en ajoutant, à 10 cc. de la solution, de l’acide décime jusqu’à faible réaction acide au papier Congo. Puis il met à digérer différentes fractions de ce même liquide, en ajoutant des quantités croissantes d’acide, les premières doses étant insuffisantes pour saturer le liquide.

Digestion d’albumine en présence de quantités différentes

d’HCI.

Capacité acide de la solution d’albumine : 10 cc. = 13 cc. n/i0.

Solution

d’albumine

Pepsine

chlorhydrique

N/ioHOl

HCl total

Volume

Albumine

digérée

4 cc.

5 CC. N/io

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