gr
» 7* jour :
avec 5 gr. NaCl
chlorhydrique du sel marin reste dans le suc gastrique, tandis que la soude va augmenter l’alcalinité du suc pancréatique. D’ailleurs ces résultats sont sensiblement les mêmes quand l’animal reçoit du chlorure de sodium, du KG1 ou du BaCl\ Mais, d’après ces mêmes auteurs, c’est toujours le Na qu est le métal le plus abondant du suc gastrique.
Sommerfeld a pu répéter sur une jeune fille les essais de Konovaloff. Celle-ci, opérée et munie d’une fistule, chaque fois qu’on lui montrait des aliments, réagissait en sécrétant du suc gastrique, et cette sécrétion était d’autant plus abondante, que le plat était plus au goût de la patiente; l’effet de mâcher les aliments, sans qu’ils pénétrassent dans l’estomac, activait la sécrétion pendant tout le repas fictif, qui durait de 1/2 à 3/4 d’heure. D’ailleurs, la sécrétion durait même encore après l’excitation : soit en tout 1 1/2 heure. La quantité de suc sécrété par repas fictif était de 20 à 110 cc. au maximum. L’acidité du
PEPSINE
suc gastrique de cette jeune fille était, à la phénolphtaléine, de 0.29 à 0.499 %, et au papier Congo, de 0.29 à 0.5, d’où une moyenne de 0.4026. Dans un cas, Sommerfeld a constaté qu'en l’absence d’appétit réel, la sécrétion était beaucoup moindre : il ne recueillit alors que 20 cc., au lieu de 110, et le suc marquait au papier Congo 0.173 d’acidité seulement.
Action de la température. — L’optimum de l’action du suc gastrique ne se trouve point dans les limites de la température normale du corps. L’action la plus rapide se manifeste entre 50 et 55°; mais la température optima se trouve, comme on l’a déjà vu dans l’étude de la pepsine seule, au voisinage de la température de destruction. Roeder se sert de la méthode de Fuld, à l’édestine, pour étudier l’action de la température sur la variation du pouvoir digestif du suc gastrique. Dans la première colonne on a indiqué le nombre de cc. de suc gastrique dilué de 1 à 10 qui transforment en 30 minutes 2 cc. d’une solution d’édestine à 1 % et les rendent non précipitables par une solution de NaCl. Dans la seconde colonne on a indiqué le pouvoir digestif calculé, c’est-à-dire le nombre de cc. d’édestine que peut transformer 1 cc. de suc gastrique pur.
Variation du pouvoir digestif du suc gastrique avec la température.
Température
Suc gastrique dilué au 1/10
Pouvoir digestif calculé
Comme on le voit, le pouvoir dissolvant du suc gastrique augmente avec la température, et à 55° on produit presque six fois plus de travail qu’à 3Û°. Mais les résultats constatés sont dus à la superposition de deux actions opposées : sous
BIBLIOGRAPHIE
l’influence de la température, l’enzyme s’affaiblit énormément; une partie notable de la substance active se trouve détruite, et c’est seulement ce qui reste qui fournit le travail supplémentaire. Il est possible de mettre en évidence ces deux facteurs : à cet effet, on maintient, à des températures différentes, pendant 30 minutes, le suc gastrique seul, puis on le met en présence d’édestine, sur laquelle on le fait agir à la température uniforme de 35° :
Température de la chauffe préalable
Suc gastrique au 1/10
Pouvoir digestif
37° (témoin)
Dans l’essai témoin, où le suc a seulement été maintenu une demi-heure à 37°, il faut 0.18 cc. de suc dilué au 1/10 pour digérer 2 cc. de solution d’édestine. Le seul fait d’avoir porté le suc une demi-heure à 40°, abaisse son pouvoir digestif de 111 à 62.5, soit à près de la moitié. Si, enfin, on le maintient 30 minutes à 55°, on le rend onze fois moins actif. On se rend ainsi compte, en comparant ces chiffres à ceux du tableau précédent, que la température optima et celle de destruction se trouvent à peu près confondues. Dans le chapitre sur les glandes sécrétorielles, nous aurons l’occasion de revenir de plus près sur les propriétés du suc gastrique.