DE LA FIBRINE
Température
Durée
de la digestion
Azote dans 100 cc.
de liquide filtré en milligrammes
Azote non précipitable par le tanin, pr cent de l’azote dissous
8 heures . . .
Mono. 42.7 Di. 102.2
Mono. 42.0
Di. 108.5
Mono. 47.0
Di. 121.7
Ce tableau, relatif à l’hydrolyse de la fibrine, montre donc que le phosphate dipotassique, c’est-à-dire une réaction alcaline au méthylorange, tout en provoquant une dissolution plus grande que le phosphate monopotassique, est bien moins favorable à une dégradation profonde; autrement dit, en opérant dans un milieu neutre à l’indicateur employé, la proportion centésimale de matière qui passe à l’état d'azote amino-amidé, non précipitable par le tanin, est beaucoup plus élevée.
Abderhalden et Koelker ont étudié de plus près l’influence de la réaction du milieu sur le suc pancréatique activé par le suc intestinal. Tout d’abord, ils ont constaté que 10 cc. de suc actif, additionnés de 8 cc. HCl N/10, puis, après 5 minutes de contact, saturés par 8 cc. NaOH N/10, n’ont rien perdu de leur pouvoir protéolytique. Pour étudier l’influence de la soude, ils s’adressent, comme corps à décomposer, aux polypeptides, qu’on sait être hydrolysables par la trypsine. Ces substances, en solution, sont actives sur la lumière polarisée; par suite de leur décomposition, elles prennent des pouvoirs rotatoires variables, ce qui permet de suivre la marche de la réaction. Voici les résultats de deux expériences faites avec des solutions de glycyl-l-tyrosine, l’une à la concentration de 3/34 Mol., l’autre à 3/32 î
TRYPSINE.
Influence de la soude sur l’hydrolyse trypsique
DE LA GLYCYL-L-TYROSINE.
1° Solution de glycyl-l-tyrosine à 1.64 %.
Teneur en soude : 0.166 °/o
Témoin, sans soude
Temps
6 ce. sol. peptide à 3/34 M+0.9 ce. suc pancréatique + 0.1 cc. suc intestinal + 0.3 cc. eau
+ 0.3 cc. NaOH (N)
+ 0.3 cc. eau
7 minutes
2° Solution de glycyl-l-tyrosine à 1.44 °/0.
Teneur en soude :
Teneur en soude :
Témoin,
sans soude
Temps
4 cc. sol. peptide à 3/32 M +0.67 cc. suc pancréatique activé
+ 0.37 cc. NaOH (N)
+ 0.65 NaOH (N)
+ 1.6 HîO
+ 1.06 HîO
6 minutes
On voit que l’action de la soude est plutôt favorable dans l’expérience (1) où la teneur en NaOH est de 0.156 %. Mais lorsque celle-ci atteint 0.236 ou 0.351 %, la décomposition du polypeptide est manifestement moins rapide que dans l’essai témoin sans soude. Il est à remarquer que cette proportion de 0.156 % de soude correspond, par rapport à la quantité de glycyl-l-tyrosine employée, à 0.53 molécule de NaOH, alors que, d’après l’équation chimique, pour décomposer le polypeptide et saturer les acides libérés, il faudrait 2 molécules. Cette dernière dose, soit 0.472 % de soude, serait tout à fait funeste à l’action de la trypsine agissant sur le glycyl à 1.44 °/0.
ACTION DE LA RÉACTION DE MILIEU
Influence des sels. — En ce qui concerne l’action des agents chimiques sur la trypsine et la pancréatine, on possède des données très contradictoires, qui résultent des conditions très différentes dans lesquelles se sont placés les expérimentateurs : les uns prennent du suc pancréatique exempt d’entérokinase, par conséquent susceptible d’être activé par des traces de calcium; les autres opèrent sur une trypsine brute, ayant une teneur plus ou moins grande en impuretés ; enfin les essais portent sur des albuminoïdes variables, ce qui conduit à des résultats qui ne sont nullement comparables. H. R. Weiss fait ses expériences avec une pancréatine en poudre préparée par la méthode de Kuhne. Il emploie, comme substance albuminoïde, de la caséine de Hammersten, qu’il fait digérer en présence de doses differentes de sels, les résultats étant exprimés par rapport au nombre 100, correspondant à l’essai témoin, sans sel.
Action des sels sur la digestion pancréatique de caséine.