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DE DIVERSES CONCENTRATIONS

Concentration en trypsine. Action du toluol.

80 mgr. % Faible retard.

20 — Destruction complète.

Dans cette seconde expérience, des solutions de trypsine à 80 et 20 mgr. % sont, après saturation au toluol, gardées pendant 24 heures à la température ordinaire, puis on examine leur pouvoir diastasique sur de la fibrine, parallèlement avec les essais témoins sans toluol. Ainsi qu’on le voit, des solutions contenant 20 mgr. de trypsine sont complètement détruites, tandis que dans l’expérience relatée plus haut, à une concentration de 12 mgr., on n’a pas encore d’action nuisible. Il est curieux de constater que les enzymes, encore à ce point de vue, se comportent comme les ferments figurés. On sait, en effet, que, si dans une culture, on augmente la quantité des matières nutritives, on rend les bactéries beaucoup plus résistantes à l’action des antiseptiques.

La dépendance qui existe entre la dose destructive des antiseptiques et la concentration en enzyme s’observe encore pour d'autres corps que le toluol. Voici les concentrations de trypsine active qui résistent, sont affaiblies ou sont détruites par trois antiseptiques courants :

Action de divers antiseptiques sur les solutions

DE TRYPSINE.

Pas d’action de l’antiseptique.

Chloroforme à saturat. 200 mgr. °/0.

Thymol » 200 —

NaF à 2 O/, 80 —

Affaiblissement. Destruction.

80 mgr. ®/o. 20 mgr. »/0.

Ainsi, les solutions de trypsine à 200 mgr. °/0 supportent très bien de chloroforme ou le thymol à saturation. Mais à la

concentration de 80 ou de 100 mgr. %, le chloroforme ou le thymol commencent déjà à affaiblir la trypsine. Si cet enzyme n’est plus qu'à une concentration de 20 mgr. %, le chloroforme ou le thymol à saturation la détruisent complètement. De tous les antiseptiques, c’est le fluorure de sodium qui se montre le moins nuisible. Seulement, il faut remarquer que, d’après Effront, ce sel n’agit très activement que dans les milieux acides ; son action est moindre dans un milieu neutre, et elle est excessivement faible dans les milieux alcalins.

En résumé, on ne possède pas de moyen sûr et pratique pour maintenir une solution de trypsine à l’abri de toute infection pendant une durée de temps dépassant 6 à 10 heures. Si l’on emploie des doses massives d'antiseptique, on risque fort d’affaiblir ou de détruire l’enzyme ; si l’on se contente de doses faibles, on n’a aucune action préservatrice. Dans cet ordre d’idées, il faut encore prendre en considération l’observation d’EFFRONT, d’après laquelle les spores bactériennes atténuées, soit par un antiseptique, soit parla chaleur, se montrent d’autant plus productrices d’enzyme que leur germination est plus difficile. Dans certaines conditions et en présence d’antiseptiques, les spores peuvent produire dans le liquide une sécrétion intense de diastase, sans cependant arriver à la germination. Il résulte de tous ces faits que dans la recherche de la trypsine, il faut renoncer autant que possible aux méthodes qui comportent un séjour prolongé à l’étuve. Seules celles qui sont expéditives, comprenant une durée de 3 à 6 heures au maximum, seront susceptibles de nous fournir des données dignes de confiance.

Loi d’action de la trypsine.

Nous avons rappelé, à propos de la loi d’action de la pepsine, les lois générales de l’action des diastases des hydrates de carbone, et fait remarquer pourquoi, en raison de la non-

LOI D’ACTION

homogénéité des liquides en digestion, la loi ne pouvait s’appliquer au cas des ferments protéolytiques. Nous avons indiqué néanmoins une loi, celle de Schütz et Borissow, relative à l’action de la pepsine agissant sur de l’albumine contenue dans des tubes de Mett. Cette loi s’applique également à la trypsine. La voici : Les vitesses de digestion, ou les longueurs d’albumine dissoute , sont proportionnelles à la racine carrée des quantités de ferment. Ou encore : Les quantités de ferment sont proportionnelles aux carrés des longueurs d’albumine dissoute. Autrement dit, si les quantités de ferment sont comme

1, 4, 9, 16, les longueurs d’albumine dissoute seront comme 1,

2, 3, 4. Cependant tous les auteurs ne sont pas d’accord sur l’exactitude de cette loi. Bayliss, puis Hedin, ont trouvé que, au commencement de la digestion et pour de petites quantités de trypsine, l’effet produit est proportionnel à la quantité de ferment et au temps. C’est donc la loi générale qui est vérifiée dans ces conditions spéciales.

Si l’on examine maintenant l’influence de la quantité de substance à transformer sur la rapidité de la digestion, on voit que la vitesse de digestion rapportée à l’unité de substance à transformer augmente quand diminue la quantité totale de cello-ci, et que, finalement, elle devient constante. Hedin, en faisant agir de la trypsine sur une solution de caséine, a constaté que la proportionnalité entre le temps et la quantité d’enzyme ne se manifeste plus si la digestion se fait en présence d'albumine d’œuf fraîche.

Influence de l’ovalbumine fraîche sur l’action

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