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titrable au formol ( F

MÉTHODES D’ANALYSE

La méthode que nous venons d’exposer comporte quelques remarques :

1) Ainsi qu’on l’a déjà fait observer, l’azote titrable au formol, en raison de l’existence de corps di- et triazotés, ne représente qu’un minimum de l’azote contenu dans les peptides libérés.

2) Le dosage, en suivant exactement les prescriptions indiquées, donne de bons résultats, oscillant entre 89 et 99, avec une moyenne de 97.5 %, pour l’estimation de l’azote contenu dans les différents amino-acides : glycocolle, alanine, leucine, acide aspartique, ornithine, lysine, sérine, histidine, etc. Toutefois, Soerensen a constaté qu’avec la prolin6, les résultats sont moins bons : dans une solution décinormale de cette substance, on n'arrive à titrer que 85 °/0 de l'azote qu’elle renferme. Par contre, avec la tyrosine on trouve sensiblement plus d’azote que le calcul ne l’indique.

Une autre cause d’erreur réside dans la présence du groupement arginique dans la molécule albuminoïde. On sait que les sels de guanidine, même après addition de formol, se comportent comme des combinaisons tout à fait neutres et que, d’autre part, l’arginine, bien qu’ayant deux fonctions amines, joue néanmoins, vis-à-vis de ce réactif, le rôle d’une base monoacide seulement. Tant que ce dernier corps n’est lié aux autres parties delà molécule albuminoïdique que par son C02H ou le NH2 voisin, le groupe guanidine NH2 — C(NH) — NH — restant libre dans la molécule elle-même, la passivité de ce groupe à l’égard du formol ne gène aucunement le dosage. Mais si le groupe guanidine se trouve lié à un groupe C02H de la chaîne protéique, la rupture d’une pareille liaison échappera à la mesure par la titration au formol. Et l’on n’a aucun moyen d’apprécier l’importance de cette cause d’erreur.

3) On a vu qu’il importait de neutraliser tout d’abord le liquide à examiner à l’aide de papier tournesol, puis que le titrage au formol devait être fait en présence de phénolphtaléine. Soerensen a basé le choix de ces deux indicateurs sur des raisons théoriques. Toutefois, l’emploi, au début, du tour-

TRYPSINE.

nesol, n’a pas été adopté par tous. En général, les résultats trouvés en partant d’une neutralité au tournesol sont plus grands que ceux obtenus par rapport à une neutralité à la phénolphtaléine ; cependant ils peuvent être plus petits, le sens de cette différence dépendant de la nature des acides aminés présents dans le liquide. En particulier, l’emploi du tournesol lors de la neutralisation occasionne une erreur assez considérable lorsqu’on opère en présence de grandes quantités d’acides faibles, tels que les acides carbonique et phosphorique. On se débarrasse de ces acides précisément en traitant la liqueur par le chlorure de baryum et la baryte caustique.

4) Pour le titrage, on peut se servir de solutions décinormales soit de soude, soit de baryte caustique. Cependant, leur emploi n’est pas tout à fait indifférent. Les solutions dépourvues normalement de carbonate et de phosphate se laissent titrer aussi facilement par une solution de soude que par de la baryte. On doit préférer la soude à la baryte, et, par suite, ne pas faire subir le traitement préalable à BaCl2 + Ba(OH)2 lorsqu’il s’agit de mélanges riches en phénylalanine, ou lorsque les liquides examinés renferment surtout des produits du début de la scission des protéines. Du reste, avec la soude, le dosage de la tyrosine est moins mauvais qu’avec la baryte.

5) Une difficulté qui se présente souvent pour l’application de la méthode de Soerensen résulte do la coloration des liquides à analyser. Nous avons déjà indiqué un moyen destiné à rendre comparables les déterminations faites dans la liqueur de contrôle et la liqueur examinée. Mais l’emploi de petites doses de matière colorante ne peut convenir que pour des solutions faiblement colorées. Dans le cas contraire, on procède à une défécation réalisée de la façon suivante : A 25 cc. du liquide foncé on ajoute 4 cc. d’une solution 2 N de BaCl2 ; on agite fortement, puis on ajoute 20 cc. d’une liqueur N/3 d’azotate d’argent : on agite de nouveau, on complète à 50 cc. et on fiitre. Le précipité de AgCl ainsi formé entraîne avec lui la majeure partie de la matière colorante.

MARCHE DE LA PEPTONISATION TRYPS1QUE. 339 § 9.

Marche de la peptonisation trypsique.

Formation de l’azote amide.

Pour suivre les transformations chimiques produites~au cours d’une digestion trypsique, on abandonne, à la température de 37°, une solution alcaline d’ovalbumine à 2 %, avec de la trypsine et en présence de toluol ou de chloroforme. Dans le présent essai on a mélangé 0.5 gr. de carbonate 'de soude et 0.6 gr. de trypsine de Merck par litre de liquide. On a prélevé à différentes reprises des échantillons, qu’on a filtrés et qu’on a ensuite soumis à l’analyse, comme il a été dit dans le chapitre précédent.

Dégradation de l’azote

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