ET SON POUVOIR PROTÉOLYTIQUE
Teneur en Oa o/00.
Temps pour digérer complètement, à la dose de 1 ce., un cube donné d’albumine.
12 à 24 heures 40 à 48 »
4 à 6 jours
Ces derniers sucs, à très faible teneur en Ga, avaient d’ailleurs été obtenus dans des cas où l’injection de pilocarpine avait été mal conduite et où, par conséquent, l’animal avait sécrété du suc de pilocarpine, et aussi du suc de sécrétine.
En définitive, le suc pancréatique pur, réellement inactif, est dépourvu de calcium, et si les analyses de Schmidt et Frouin, rapportées plus haut, en mentionnent, d’ailleurs très peu, c’est que le suc examiné n’était pas rigoureusement inactif. A la vérité, Delezenne, ayant eu recours à la méthode spectrale, a
SUC PANCRÉATIQUE
pu mettre en évidence, dans la majorité des cas, des traces infinitésimales de calcium; mais celles-ci ne peuvent intervenir dans l’activation que dans quelques conditions très spéciales, déterminées d’une façon précise par Delezenne.
La substance azotée du suc se coagule entre 45 et 90°. Le suc neutralisé se trouble à 45° et fournit un précipité léger à 55°. Le liquide filtré se trouble de nouveau à 62° et précipite à 70°. Quand on sépare ce précipité, on constate que le filtrat se trouble encore à 75° et précipite abondamment à 90°. La matière azotée est constituée par de la globuline, do l’albumine, des albumoses et des peptones. Le suc, fraîchement recueilli, se montre actif sur l’amidon et les matières grasses, mais il n’agit point, ou très peu, sur les substances albuminoïdes. Par contre, il devient protéolytique quand il est additionné de suc intestinal. Le suc, ainsi activé au point de vue trypsine, augmente également ses pouvoirs amylolytique et lipolytique. La bile exerce aussi une action favorable sur la lipase et l'amylase du suc pancréatique.
Lorsqu’on provoque la sécrétion du suc pancréatique au moyen d’injections répétées de sécrétine, on constate que pendant l’écoulement, qui peut durer jusqu’à 10 ou 12 heures, la richesse diastasique du suc diminue constamment. Toutefois, l’abaissement est beaucoup plus grand pour les pouvoirs lipolytique et amylolytique que pour le pouvoir protéolytique. En même temps, l’alcalinité du suc décroît aussi. Voici, en ce qui concerne cette dernière variation, des chiffres, évalués en fractions de liqueur normale, et dus à L. Morel et Terroine :
Variation de l’ alcalinité du suc pancréatique
DE SÉCRÉTINE.
Concentration en C03Na2
Début de la sécrétion N/9
Après 2 heures N/10.4
TRYPSINE.
Au cours de la digestion, la composition du suc varie tant au point de vue de sa densité, de son alcalinité, que de sa teneur en enzymes. Le maximum de vitesse de la sécrétion, ainsi que le maximum de son alcalinité, sont obtenus 4 heures après le repas. La sécrétion, qui s’affaiblit de plus en plus, se prolonge néanmoins pendant environ 8 heures.
Babkin et Tichomirow ont constaté qu’il existe un rapport étroit entre les teneurs en extraits secs et en azote d’une part, et de l’autre, entre ces deux facteurs et le pouvoir protéolytique. Voici un tableau réunissant différents sucs pancréatiques de chien, classés d’après leur pouvoir protéolytique croissant (déterminé par la méthode de Mett) : on voit que la matière sèche et l’azote varient très sensiblement dans le même sens.
Relation entre le pouvoir protéolytique du suc