XX INTRODUCTION
plus opposées; s'il n'y réussit pas, ce que nous dirons tout à rheure, il sut tout au moins, à défaut des deux écoles rivales, ramener à lui Topinion publique. Mais le succès matériel ne saurait prévaloir contre l'évidence des résultats, et si, après examen, nous devons coDclure que le parti delà conciliation est le point de départ de la désorganisation qui nous a frappés dans Tart contemporain, nous aurons le droit de nous montrer sévère contre cette école dont Paul Delaroche fut le chef.
Les classiques reprochaient surtout, et avec juste raison, aux romantiques de consacrer leurs pinceaux à illustrer des sujets d*un intérêt tout à fait éphémère, d'emprunter le texte de leurs compositions au dernier roman à la mode. Par contre, cesderniers se vantaient d'être seuls à savoir tirer parti des ressources de la palette, à posséder la verve, l'entrain, la séduction par les procédés essentiels de la peinture, dont le premier élément, pensaient-ils, est la couleur. Ils disaient aux classiques : « Dessinez vos héros, nous
peindrons la fantaisie. » Paul Delaroche prit un moyen terme ; mais quelle fut son erreur! Il composa ses tableaux d'anecdotes romantiques exécutées dans les