XXVIII INTRODUCTION
mérite d'avoir rendu, avec un bonheur constant, le jeu mobile de la physionomie humaine, il a fait une grave concession à Topinion publique en paraissant partager ses injustes préventions contre le costume moderne, en choisissant ses types dans les siècles antérieurs au nôtre. La faute des petits peintres français consiste justement à avoir suivi M. Heissonier sur cette pente erronée, et à ne s'être pas toujours relevés par la perfection soutenue de leur interprétation, comme Ta fait le maître du genre.
Dans les bornes que nous nous sommes imposées, je n'aurais plus que peu de chose à dire sur le sujet qui nous occupe, s'il m'était permis de ne pas tenir compte d'une des branches les plus glorieuses de Técole moderne, et de passer sous silence la manifestation d'une école qui prend le nom de réaliste.
Nous ne chercherons pas chicane à M. Courbet sur ce mot de réalisme qui sert d'enseigne à son atelier, nous ne répéterons pas ce que Ton a maintes fois constaté , c'est-à-dire que ce qu'il appelle ses idées ne sont point du tout nouvelles, qu'il n'a pas le privilège de les avoir inventées; bornons-nous à étudier la valeur de sa tentative, et voyons en dernier résultat