S. INTRODUCTION
sa réforme, Tesprit de Tobservateur parcourait dans toutes les directions le champ de l'esthétique et à$ ses applications avec la même aisance, la même quiétude que le touriste étranger pénétrant pour la ' première fois dans les jardins tracés plus d'un siècle auparavant par le crayon savant, régulier et un peu froid de Le Nôtre, le dessinateur de Versailles. Pour Tun comme pour l'autre, nulle crainte de s'égarer; des allées droites, vastes et plates aboutissant à un centre toujours visible. Peu à peu les grandes lignes se sont brisées, tordues, rompues; elles ont affecté les contournements les plus étranges; le large et clair damier s'est transformé, il est devenu méconnais-
sable ; c'est maintenant un labyrinthe : il y faut un guide, un Ql d'Ariane. Il est donc nécessaire de poser des jalons de reconnaissance, de classer, autant que cela sera possible, et de délimiter les genres et les groupes. La seule méthode qui s'offre à nous pour obtenir ce résultat consiste à remonter aux sources mêmes de Tanarchie que noiis avons dû conslatier; à la voir naître et s'étendre, à présenter, en un mot, un résumé concis des fluctuations de l'école française au xix* siècle : ce sera, pour ainsi dire, le