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QUELQUES EXPLICATIONS PRELIMINAIRES. IX

fin de son existence, à soixante-quatorze ans, à Paris, — parler de l’empereur était le sujet qui ramenait la vie et la verve dans ses facultés. Deux objets ont surtout occupé le cœur de M. de Cussv dans sa bienveillante reconnaissance : les premiers bienfaits de la reine Marie- Antoinette et l’affection que lui avait témoignée Napoléon.

M. de Cussy est un des types les plus élégants de la gastronomie , dont il ne se servait du reste qu’avec beaucoup de mesure et de goût. Il avait été grand seigneur, avait dépensé noblement une immense fortune et de magnifiques émoluments. Successivement , d’année en année , cette fortune s’est éteinte. C’était indifférence et générosité ; — il croyait à la durée de ce qu’il avait vu s’élever avec tant de puissance. — Lorsque tout a été renversé , lorsque le gouvernement a été changé , il n’avait plus ni position ni réserves. — Ce fut lui qui reconduisit Marie-Louise à Vienne. Elle avait de l’affection pour lui : elle aimait ses belles manières. Toutefois , quand M. de Cussy put remarquer que Marie-Louise semblait heureuse de la tournure que prenaient les événements, il renonça à toute espèce de place auprès d’elle, et demanda instamment à Parme, malgré les égards qu’on avait pour lui, la permission de revenir à Paris. — Il y arriva le 20 mars, le jour où l’empereur rentra aux Tuileries. Le lendemain même, il reprit son poste auprès de Napoléon. Cette restauration n’eut que peu de jours, et compromit définitivement ses intérêts. — Plus tard, un vieil ami , M. de Lauriston , lui fit donner une petite sinécure , une fonction de contrôle administratif. C’est dans celte position obscure, mais comblé des soins d’une personne qui lui était bien chère, bonne et Irès-distin-

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