COUVERT QUI ACCOMPAGNE LE SERVICE D’ARGENTERIE
Cuiller. — Le cuilleron est tout à fait arrondi : c’est le style parfait de l’époque de François Ier ; la tige est ornée de rinceaux mauresques d’une grande délicatesse de travail ; les détails en sont éblouissants. Le burin a tout creusé , tout ciselé avec un art merveilleux. La face de la spatule qui termine la tige est légèrement concave ; la microscopique figure de la Vénus accroupie, en ronde bosse, occupe le centre ; deux cariatides s’accotent sur les flancs de la spatule ; elles représentent des femmes nues , réunies par une guirlande de fleurs. Ces deux femmes servent de soubassement à la tige de la cuiller.
I/envers de la spatule présente la lettre R couronnée du bandeau de baron et se détachant en relief comme le bandeau sur un fond ciselé.
La fourchette a été traitée dans le meme goût et presque avec les mêmes détails.
Couteau. — La lame du couteau, du plus lin damas, légèrement arrondie à l’extrémité , s’enchâsse dans une mitre d’argent, dont la face présente , de chaque côté , un bas-relief composé d’un enfant assis sur un dauphin , cherchant à cueillir des fruits qui sont audessus de sa tête. — Le manche du couteau surpasse peut-être, par la richesse de la ciselure et les mille petits ornements, le travail des fourchettes et des cuillers. — Ce manche se termine par des volutes évidées, sous lesquelles se trouvent deux autres enfants adossés l’un à l’autre. — L’un d’eux tient une grappe de raisin ; l’autre une buirc et une coupe. — Tout cela est rendu avec grâce et imagination. Les parties creuses ou saillantes des couverts et des couteaux sont toutes finement travaillées.