UN GRIMOD DE LA REYNIÈRE
« La famille de finance la plus renommée pour ses prétentions et » ses petites recherches gastronomiques était celle de La Reynière ; » je vous en rapporterai seulement une historiette, et c’est parce que » je ne l’ai vue citée nulle part.
» Le père de La Reynière, qui revenait d’une inspection financière, » entre dans une auberge de village, et s’en va bien vite à la cui- » sine afin d’y faire quelque bonne remarque et pour y procéder » à l’organisation de son souper. Il y voit devant le feu sept dindes à » la même broche , et pourtant l’aubergiste n’avait à lui donner, di- » sait-il , que des fèves au lard. • — Mais toutes ces dindes ? — Elles » sont retenues par un monsieur de Paris. — Un monsieur tout seul? » — Il est tout seul comme l’as de pique. — Mais c’est un Gargan- » tua comme on n’en vit jamais, enseignez -moi donc sa chambre...
» Il y trouva son fils , qui s’en allait en Suisse, — Comment donc ,