II QUELQUES EXPLICATIONS PRELIMINAIRES
hygiéniques , et particulièrement du régime , » etc. 11 achevait alors la rédaction du Traite de Pathologie et de Thérapeutique générale de Broussais, où il rendait avec usure à l’illustre professeur ce qu’il avait reçu de lui.
J’ai composé ce livre avec le souvenir de quelques conversations ; je * — l’ai fait très-inférieur, sans nul doute, au choix que ces deux esprits si différents et si éminents auraient inspiré; mais, tel que je vous le soumets j’espère qu’il sera encore utile. Je n’ai ici que le mérite de faire parler les meilleurs documents , et de réunir ensemble , pour la première fois, les plus charmants ouvrages que l’hygiène, la philosophie, la sociabilité moderne et le goût épuré aient dictés jusqu’ici. Tout ce que j’offre dans ce beau volume n’est pas dépendant pour la forme d’un plan très-arrêté , mais des mêmes idées de goût , de modération habile, de pratique. Ces pages diverses tendent à dire que, dans tous les cas, l’intelligence doit rester maîtresse des jouissances sensuelles; qu’elle ne doit y puiser que sous l’empire de cette idée : — c’est que le jeu sain des facultés , c’est que l’utile activité de l’esprit dépendent constamment de substances choisies , bien assimilées à nousmêmes , de l’observation de quelques règles sérieuses. Ces règles se retrouvent dans toutes ces spirituelles digressions.
Je m’adresse particulièrement aux jeunes praticiens , aux vieillards, aux malades , aux vieux diplomates , à tous les hommes distingués et cassés restant ici-bas avec peu d’illusions ; — ils savent , eux qui sont vers le bout du chemin , que la gastronomie régit la vie. Telle que nous la possédons , elle est , et disons-le avec une critique sûre et délicate, la «science nouvelle, qui répare et conserve. /> Ce volume 11e la présente pas dans ses recettes mais dans sa philosophie , d’après l’échelle théorique de ses combinaisons durables.
J’ai voulu, mon ami, que vous qui appartenez , avec un tact si sûr , un esprit si vif et si prudent , aux règles de la belle école du prince de Talleyrand et du marquis de Cussv, — vous protégiez de votre intervention et de vos rares connaissances cette réunion d’écrits étincelants de verve, rappelant les plus charmants et les plus fins esprits de France. — Votre nom donnera du sérieux à tout ce volume ; vous lui donnerez du moins ce sérieux pour quelques hommes réfléchis qui vous connaissent , et qui dans ces matières entraînent des suffrages. Grâce à vous et aux pages moins indulgentes que je dois à la science si méditée de M. Kéveillé-Parise, celte « bibliothèque en un