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avait donné une autre portée à ces mots, n'est-il pas de toute évidence qu’on en trouverait la preuve dans les travaux préparatoires ? » .
M. Wahl n’a pas manqué de répondre à cette dernière argumentation qu'il ne serait guère plus risqué de soutenir que, l’épithète ajoutée au mot « propriété » désignant souvent la qualité du propriétaire, dans l'expression propriété communale par exemple, elle a, en toutes circonstances, la même portée, et qu'ainsi la propriété artistique est la propriété de tous les biens appartenant à des artistes. Dans le premier cas, l’adjectif se rapporte à la qualité du propriétaire; dans le second cas, à la nature du droit, objet de la propriété. « In’y a rien d’absolu en ces matières ; aucune expression ne peut être interprétée par une décomposition des mots qu’elle contient ; elle doit être définie en elle-même par la recherche du sens que donne, à la combinaison des mots dont elle est formée, la loi ou le langage vulgaire... » (4).