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tre leur bonne moralité, d’au moins trois années de pratique d’expert-comptable, et leur imposaient de subir un examen.
Selon M. Baudouin-Bugnet (1), le « réviseur » assermenté dispose d’un cachet spécial qui constate sa qualité et dont il doit se servir obligatoirement dans toutes ses attestations. Il lui est interdit d’exercer aucune autre profession et il doit être absolument indépendant de tous les établissements qu’il peut être appelé à contrôler. Il est astreint au secret professionnel, mais doit tenir un livre-journal résumant les circonstances de ses travaux. Il est soumis à la surveillance de la Chambre de Commerce. Cependant le niveau des « réviseurs » ne paraissait pas répondre aux espérances des Chambres de Commerce, et beaucoup d’entre eux se dispensaient d’ailleurs de se faire assermenter, l'investiture de la Chambre de Commerce ne valant que dans le ressort territorial de celle-ci.