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en puisse paraître, de la réforme, car si les sociétés ont pu prétendre, parfois, que les commissaires étaient suffisamment payés pour le maigre travail qu’ils faisaient, les commissaires pourraient tout aussi bien répondre que si certains d’entre eux faisaient jusqu'ici peu de travail, c'était à raison de leur mauvaise rémunération. En tous cas, la loi impose désormais aux commissaires des devoirs plus précis, plus nombreux, et une responsabilité beaucoup plus grande ; et logiquement les rémunérations ridicules de 500 frs à 1.000 frs par an, qui étaient jusqu'ici très courantes, doivent nécessairement être considérablement rehaussées. Or les sociétés anonymes, plus soucieuses parfois de comprimer leurs frais généraux que d’instituer chez elles un contrôle dont elles seraient cependant les premières à ressentir le bienfait, ne paraissent guère prendre le chemin de ce nécessaire ajustement.
Une rémunération convenable et les garanties d’indépendance que nous avons proposées ci-dessus sont cependant les conditions essentielles de la formation tant souhaitée d’un véritable corps de contrôleurs professionnels, constitution sans laquelle les réformes législatives quelles qu’elles soient risquent de rester lettre morte.