OBSERVATIONS
(I) L évaluation dc s'applique pas à tous las fruits de primeur dont ta coosommation ne peut être exactement éttittée.
(i) D'après nos observations consignées
S. 458, nous avons évalué les fruits, en réduisant e moitié les quantités afférentes aux pommes, I aux poires et aux prunes. Nous avons dû né- ffl
fiiger comme insignifiante une réduction de | 68,449 fr., représentant la valeur des fruUs employés dans la fabrication des conserves.
(5) 12 p. 100 pour pommes lapées, 15 p. 100 pour prunes d'eote et de Saint-Julien, figues de Roquevaire, Naples et Portugal, raisin du Y«r : 20 p. 100 pour raisin de Malaga, amandes, noisettes, poires tapées et dattes; 25 p. 100 pour figues de Smyrne et Marseille, pistolles et bri> gooiles; 50 p. 100 pour fruits glacés du Midi.
(4) Même observation que pour les fruits de primeur.
(5) Le prix du détail nediffère pas du prix en
5ros ; le fabricant fait au détailtant une remise ont celui-ci abandonne souveot une partie au consommateur. Ce commerce n'est encore qu'à ses commencements .
(6) Prix très-variable. Nous indiquons la moyenne.
(7) Sel gris, 5/6. Sel blanc, 1/6.
(8) Us quantités sont indiquées en volume ; la valeur se compte au poids. La densité qui a servi de base an ealcul est de0k.,9t5 ponr l'huile d'olives, et de 0k;,928 pour l'huile d^illette.
(9) Nous appliquons le prix ordieaire ; lee prit d'aujourd'hui sont tout à fait exceptionnels.
(10) Prix des temps ordinaires.
(II) Poivre lourd, 5/4. Poivre demi -lourd. 1/4. Prix de 1864. '
(12) Prix moyen de la cannelle de Chine et du girofle pour 1855. ta quantité afférente aux autres épices est si minime, que nous croyons pouvoir nous dispeuaer d'en Aiire la distiactioa.
(iS) Prix de 1852, année ordinaire.
(14) 120 fr. le kil., prix moyen de 1854.
(15) 1/6 à 1 fr. 25 le litre, 1/5 à I fr. 50, 1/5 à2fr.l2,l/6à5fr.25. ' • w, i/^
(16) On remarquera que nous ne tenons ici aucun compte des quantités d'eau puisées gratuitement aux fontaines publiques, et livrées à domicile par les porteurs d'eau au prix de 10 e. la voie. Nous négligeons aus»i la dépense résuû tant de tous les usages autres que ceux du ménage.
(17) i^prix de l'eau filtrée dea funtainea marchandes est de 0 c. l'hectolitre.
(18) Les Quantités de glace vendues au détail sontinsigniOantes.
(19) Cette somme est formée de la réunion des remiaea faites par la régie aux SOI débitants de Parts.
11 résulte du tableau que nous Tenons de placer sous les yeux du lecteur, que la masse des substances alimeataires qui se consomment à Paris, dans le cours d'une année, représente une valeur totale de 506,201,101 fr., c'est-à-dire que tous les habitants de Paris, pris c(AlectiYement, dépensent annuellement pour leur nourrîture, une somme de plus de 500 millions. Répartie sur la population, cette dépense est, pour chaque Parisien, en moyenne, de 480 fr. 57 c. par an, et de 1 fr. 32 c. par jour.
Si, pénétrant plus avant dans les détails, on voulait rechercher ce que chaque nature de denrée coûte en définitive à Fhabitant de Paris, les différentes divisions du tableau offriraient les moyens de s'en rendre compte. On trouvera aussi, soit par spécialité, soit pour Fensemble, la valeur des consommations de toute espèce, avec distinction du prix de la denrée lorsqu'elle est encore dans les mains du marchand en gros, et de la plus-value qui s'y ajoute au moment où le consommateur en fait l'achat ; on pourra ainsi mesurer l'importance des frais et des bénéfices propres au commerce de détail des substances alimentaires dans la ville. de Paris (1).
Nous avons vu que la dépense annuelle <]u consommateur ressort, pour le temps présent, à 480 fr. 57 c. Lavoisier l'évaluait à 416 fr. 65 c. pour l'époque de 1788 ; mais il comprenait, dans ses calculs, un grand nombre de matières non destinées à l'alimentation. En les éliminant, nous avons trouvé
(1) Ci Ton essayait de rapprocher, pour chaque branche de commerce, le montant des frais et bénéfices qui s'y rapportent et celai des loyers nécessaires à Texploitation, il conviendrait de borner le calcul aux spécialités qui n'admettent pas d'élément étranger, quaat aux recettes. Dans ces limites , on remarque que la valeur locative des établissements de boulangerie, de boucherie et de charcuterie, forme le dixième environ des sommes que notre taltleau leur attribue à titre de frais de vente et de bénéfice. (Voy. p. 65 et 444.)