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LES CONSOMMATIONS ÉVALUÉBS EN ARGENT

que le budget de la nourriture du Parisien ne s'élevait alors i

qu'à 258 fr. 24 c, y compris les hqiles non comestibles confondues avec les huiles à manger, et diverses marchandises du commerce de Tépicerie, qui ne servent pas aux usages alimentaires. Mais, d'un autre côté, on ne peut perdre de vue que Lavoisier a omis dans sa nomenclature, la volaille et le gibier, le lait, la pâtisserie et divers autres produits employés comme aliments. Une comparaison rigoureuse de la dépense d'aujourd'hui et de celle d'autrefois, n'est donc point possible. Cependant, si l'on borne le rapprochement à quelques-uns des principaux articles de consommation, on peut constater la différence considérable existant entre les deux époques.

Dépense moyenne faite annuellement par le Parisien pour sa nourriture.

En 1788. Eq 1854.

Pain 34fr.33c. 62fr.05c.

Viande de bestiaux de

boucherie et de porc 67 50 77 22

Vin 54 n 78 63

Bière et cidre 2 20» 4 35

Eau-de-vie 4 » 14 28

Poisson 10 17 14 »

Beurres 8 83 25 53

fromages 4 » 6 95

Œufs 5 83 8 61

Fruits et légumes 20 83 86 71

Vinaigre » 67 » 63

Cet accroissement des charges individuelles en ce qui touche la nourriture, porte à peu près sur tous les objets de consommation; mais il est surtout très-sensible. pour le pain, le vin, le beurre, les fruits et les légumes. Elle tient à deux causes principales : à l'élévation du prix de la plupart des subsistances et à l'augmentation de la consommation personnelle. Nous nous sommes étendu à ce sujet dans les chapitres consacrés aux différentes spécialités.

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