VIII AVANT-PROPOS
rimportance des valeurs que rapprovisionnement de Paris met en mouvement, mais encore ht -dépense moyenne de chaque habitant par année et jtàr jour. Lavoisier et M. Benoisfon de Châtéautieiff ont essayé un pareil travail pour leur temps; mais leurs appréciations sont restées insuffisantes, parce que leur lioûien-^ clature des subsistances parisienne^ était incomplète, qu'ils étaient insuffisamment renseignés sur les prix, et que divers autres éléments leur ont manqué. Nous nous flattons que cette partie de notre ouvi-age, appuyée de l'indication de la base de tous nos calculs^ ne paraîtra ni la moins utile ni la moins intéressante. Nous avons, dans la composition de la valeur de chaque denrée, distingué son prix en gros de ce qui représente les frais et les bénéfices de venté, et nous avons réussi, de celte manière, à dégager la portion en argent que le commerce de détail des denrées alimeritaires prélève dans la dépense du consommarteuK
Ce qui concerne les consommations de Paris s'éclaire naturellement de leur comparaison avec celles des grands centres de population de la France et de l'étranger. Nous avons recueilli à ce sujet des renseignements dont nous' garantissons la bonne origine, sans nous dissimuler leur insuffisance en quelques points. Nous pouvons cependant donner à nos lecteurs l'assurapce que les quantités qui se rapportent aux principales consommations des villes françaises ont été indiquées avec exactitude. Nous avons pris soin d'éviter une erreur
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dans laquelle sont tombés plusieurs écrivains qui ont confondu, dans leur évaluation de la viande de boucherie, le poidsbrut avec le poids net des bestiaux.
Enfin nous avons traité, en terminant, une question qui occupe en ce moment tous les esprits, celle du prix des subsistances. Dans les appréciations qui s'y ratta* chent, nous ne pouvions négliger des symptômes qui éveillent aujourd'hui la sollicitude de tous les hommes sérieux. A cette occasion , nous avons touché à des points délicats, mais avec l'intention de ne blesser aucune légitime susceptibilité. Nous sommes au surplus de l'avis de Franklin : il ne faut point s'exposer à perdre le ca«* valier, pour n'avoir pas su préserver U monture, et laisser périr celle-ci, faute d'un clou remis à temps. Suivons les conseils de cet organe de la sagesse; >gardons-nous de nous endormir dans une sécurité trompeuse, et de croire à la durée d'une société artificielle qui, désertant les grands principes moraux sur lesquels se fonde la gloire des siècles passés, ne se laisserait plus conduire que par le mobile de l'intérêt.
Dans le cours de icet ouvrage, nous faisons connaître les sources auxquelles nous avf^ns puisé. Nous avons eu à notre disposition non--seulement la série déjà longue des publications officielles Ouvertes à toiit le monde, mais encore une foule de documents intérieurs qu'ily avait avantage à consulter. Les comptes de la ville et les rapports qu'elle est dans l'usage de distribuer, ont' été mis par nous à contribution; mais noiis avons tiré un