NUÉES
Painde f qMdité Pftin de t« quiili
(blMC),
(bbbtane).
te4Uvrai.
lèi 4 Uvm.
fr. t. fr. e.
leUlogr; '
Iskiiogri .
fr. C. fl
» ai,08 <x
En résumé y depuis 1823 , époque à partir de laquelle h périodicité régulière de la taxe permet d'établir un calcul exact, le prix moyen dii kilogramme de pain blanc est :
fr. • «.
Du 1^' juiUet 1823 au 30 juin 1833 de 0,34,66
— 1843 au 31 déc. 1854 0,36,30
(1) Pour la seconde quinzaîr>e d'avril et la première de nsai, les' boulangers ont Tait une avance dfi deux liards, dont il l^ur a été tenu compte, sur la seconde quinzaine d*iaoût et la première d'octelire.
La moyenne générale du prix du kilogramme, du i^*^ juillet 1823 au 31 décembre 1854, est de 0 fr. 34 c. 40.
On aperçoit aisément, dans les variations de prix qui se manifestent d'une période à Tautre, Finfluenoe des temps exceptionnels de cherté.
On remarquera sans doute que si nous possédons des documents complets sur le prix dii pain depuis 1800 , nous manquons d^indications précises à ce sujet, pour la presque totalité du xYiu* siècle. En revanche, nous avons des renseignements plus précis sur les disettes ; c'est un complément utile des prix du pain dans le passé.
TABLEAU DES DISGITESy DE i^lZ k 1789 .
AaDéei Prii moyen Prix «orrttponëaal
de du setier de blé (i). de
dkette. (Mesure de PtrU.) .. rkeelolilrc.
fr. c. fr. c.
15J95 iB9 21 A% 52
(1) Le setier correspond à 1 hect. 560.*
Années prix moyen Pris comtpmidaBt
de ' du setier de blé. de
disette. (Mesure de Paris.) lliectoUtre.
fr. c. fr. c.
Le tableau inédit auquel nous empruntons ces indications, et qui paraît aYoit été composé sous la Restauration, à Tocca* sion de mesures relatives à l'approTisionnemerit de réserve, fait ressortir que, dans un espace de 229 ans, de 1560 à 1789, on compte 29 années de disette, c'est-à-dire 1 sur 8; 18 disettes sont comprises dans une période de 90 ans, de 1573 à 1663, 11 dans le cours de 126 années, de 1663 à 1789. Â deux époques différentes, 1595 et 1649, on a eu des disettes de quatre années consécutives ; en 1661 , la disette a duré trois ans ; à sept époques, elle s'est fait sentir deux années de suite. On ne trouve, dans cet intervalle de plus de deux siècles, que quatre disettes qui n'aient duré qu'un an. Par compensation, il y a de longues séries d'années abondantes. Le tableau ajoute un renseignen^ent intéressant puisé dans un ouvrage anglais du docteur Short (2). Cet autei^r a dressé une table de toutes les famines qu'il a pu reconnaître depuis les temps les plus reculés, et il fait observer que ces calamités se produisent ^vec constance, et exercent leur action d'une
(1) En juin 29 fr. 32 c— (2) New observations on MU ofmorialHy.
manière géoérale. Des 254 famines dont il fait mention, 15 ont précédé Tère chrétienne , en commençant par celle qa'éproava la Palestine au temps d'Âbrabam. Si Ton soustrait ces 15 famines y et si Ton divise par le reste, les années de notre ère, jusqu'au moment où a été fait le calcul, on constate que la moyenne des intervalles écoulés entre les époques auxquelles ce fléau a visité le genre humain , ne s'élève pa6 au* dessus de 7 ans et demi. On a vu qu'elle était de 8 ans, dans la période de 229 ans, dont nous venons de parler.
Dans les temps postérieurs à 1 789 et jusqu'à Tannée 1854, nous rencontrons 13 disettes ou périodes de grande cherté.