‹ Les consommations de ParisChapitre 42 sur 163 · TABLEAU DES DISETTES OU PÉRIODES DE CHERTÉ, DE 1790 À · texte numérisé non relu

TABLEAU DES DISETTES OU PÉRIODES DE CHERTÉ, DE 1790 À

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l'hectolitre de blé.

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(1) Les prix indiqués pour les années 1802, 18i2, 1816, 1817, 1829 et i831 sont ceux du blé de première qualité seuleroefit. Les prix des aiiBées 1846, 1847, 1853 et 1854 s'appliquent à la fois aux blés, de première et de deuxiènfie qualité, ainsi qu'aux blés vieux et nou- Teaux. — (2) En août. .2tf fr. 66 c. — (3) Du 1er juillet 1793 au 30 août i795, il n'y eut pas de blé venduà la haUe. — (4) Enjuillet, 36 fr. 50 c. — (5) En mai, 33 fr. 21 c— (6) En décembre il y a des ventes à 35 fr. 74 c. rhect. •>- (7) En janvier Thect. (s'est vendu 36 fr. 20 c.

iSô LES GONSOMHATIOra DE PiïlIS.

•Sii Pon prend isolément cette dernière période de 64 ans, M conqpte un nombre de disejttes relatiyenoéht plus grand <iùe dans la période, ancienne. .Le retour des teinps de dberté qui se signalait dans celle<i, au bout de^sept ans et demie, peut être constaté a peu près tous les cinq ans* en moyenne, dans la période plus rapprochée de nous. Mais de nos jours, le fléau paraît agir moins grayement qu'autrefois; cela tient sans doute à la plus grande production des céréales, au développement de la culture maraîchère, et aussi à la liberté du commerce et au perfectionnement des communications qui, en facilitant les approvisionnements faits à Fétranger, ont contribué à rendre moins désastreuses lès crises de subsistances.

En réunbsant les deux tableaux qui embrassent ensemble une période de 293 ans, on ne trouve pas moins de 42 disettes ; sur ce nombre :

' 2 ont duré 4 ans.

'2 — 3 ans, 10 — 2 ans.

8 «^ i an seulement.

Si Ton divise ces 293 années par le nombre de disettes ou de crises de cherté, on reconnaît que leur retour peut être signalé à peu près tous les sept ans, en moyenne.

Ce qui fixera surtout l'attention^ dans cette statistique des disettes, c'est qu'elles sévissent uniformément à des intervalles très-rapprochés^elpar périodes qui s'étendent le plus souvent au delà d'une année. Les administrations publiques ne doi^ vent pas perdi:e de vue ce point important, lorsqu'elles s'occupent de conjurer, autismt qu'il leur est possible, dans l'intérêt des populations, les effets calamiteux de l'insuffisance des récoltes..

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