CONSOMMATION MOYENNE
DB CBAQUB RÀBITAIIT.
Par an.
Par jour.
lit
ut.
§ 4. — A1e«oU «a esprUa.;
On appelle alcools ou esprits les liquides spiritueux obtenus par la distillation des matières sucrées extraites des plantes^ des racines et des fruits. C'est ainsi que Ton tire du jus de raisin, le produit connu sous le nom d!eau'de-vie. On fait aussi des eaux-de-vie avec les grains et les pommes de terre; du rhum avec la mélasse de cannes fermentée; du tafia avec le jus de cannes ou vesou; du kirsck^asser ou kirsch avec des cerises noires ou des merises ; de Vahsinthey en distillant de Teau-de-Tie sur les sommets d'absinthe, le calamus aromaticus, la badiane, la racine d'angélique. Dans les Indes orientales, on obtient, du riz fermenté avec addition de cachou , une li-
queur appelée rach. En Angleterre, le genièvre ou gin se fabrique avec Feau-de-yie de grains distillée sur du genièyre, le whisky avec la drèche. La fermentation des prunes et des pêches donne, en Dalmatie, le marasquin de Zara,
Depuis que, par l'effet de la maladie de la vigne, les vins ont atteint un prix si élevé, on distille en grand la mélasse ou le jus de betteraves, et Ton mélange par moitié les alcools qu'on en obtient, avec les esprits de vin, notamment pour la confection des liqueurs de table.
Les alcools ou esprits sont donc la matière première d'une foule de produits alimentaires ; mais ils reçoivent des applications diverses, selon l'arôme particulier qu'ils doivent aux fruits ou aux plantes d'où ils sont extraits.
C'est principalement sous forme d'eau-de-vie, que les alcools sont employés à Paris : les eaux-de-vie les plus estimées sont celles de Montpellier, de Cognac et d'Armagnac. Il entre aussi, dans la composition des liqueurs, de grandes quantités d'alcool. Quelques faibles parties servent, d'un autre côté, aux usages industriels et médicinaux.
De 1801 à 1807, les esprits, les eaux-de-vie et les liqueurs de toutes sortes, étaient soumis à un droit unique; mais on ne distinguait à l'entrée ces liquides, ni par leur nature, ni par leur force alcoolique. Les quantités introduites annuellement, dans cette période, se sont élevées, en moyenne, à 34,731 hectolitres.
De 1808 à 1824, les spiritueux sont divisés en trois catégories, selon leur degré en alcool, mesuré à l'aréomètre Cartier. Les introductions, pour ce temps, portent sur les quantités suivantes :