PARIS
Paris esty après Londres et Pékin, le plus grand foyer de consommation de l'univers. Toutes les parties du yasle territoire qui entoure cette capitale de la France , lui envoient à Tenvi les riches productions de ses plaines fertiles , de ses coteaux, de ses verts pâturages, tandis que de nombreuses barques, guidées par les intrépides pécheurs de nos côtes, sil« lonnent retendue des mers, et leur ravissent à notre profit les poissons délicats qui peuplent leurs eaux. Les contrées étrangères et lointaines sont aussi nos tributaires de chaque jouTi pour les produits qui leur sont propres. Lorsqu'on songe à la masse énorme de denrées de tobte espèce qui s'achemine vers Paris, et qui s'y absorbe dans le cours d'une année, l'imagi*nation reste surprise.
Nous allons essayer d'esquisser à traits rapides la figure de ce gigantesque consommateur. Nous construirons d'abord, à la manière des anatomistes, la charpente de ce grand corps; nous dirons ensuite les éléments de la vie qui l'anime. Nous décrirons donc sommairement la ville matérielle, ce qu'elle a été aux diverses époques de son passé, ce qu'elle est aujour»
2 LES GONSOMIIATIONS DE PAEIS.
à^hvdy puis nous parlerons de la population toujours croissante qui s^y renouvelle insensiblement par les naissances et les immigrations^ s'y agite pour les affaires ou les plaisirs, et, dans tous ces mouvements conformes aux lois de sa nature et de son activité, consomme incessamment Timmense provision alimentaire dont nous tracerons plus loin le tableau.