LES OEUFS
PRIX DES CEUFS 80U8 rancien régime.
Aanéei. Prix du mille.
i753. 26 et 28 1.
1754. 25 et 26
1755. 221. 10 s., 23 et 25 1.
i756. 26, 27, 28 et 29
1758. 25, 26 et 27
1772. 30, 31, 32 et 33
1773. 30, 31 et 33
PRIX DBS CECFS depuis 1800.
AnnéeB.
AnXin(1804)..
Prix du mille.
43ft\ » C.
La comparaison des chiffres qu'on vient de lire, montre que même en exceptant 1847 et 1853, comme années de cherté, le prix des œufs a presque doublé en un siècle. Nous avons constaté ce phénomène pour la viande de boucherie. Si Ton rapprochait les mercuriales de ces deux denrées, on les verrait suivre à peu près les mêmes fluctuations et accuser des prix toujours croissants, à partir de 1750 et jusqu'à l'an XiU, où l'augmentation de valeur apparaît déjà à peu près au taux ordinaire de notre temps.
Les œufs sont chaque année, de la mi-février à Pâques, l'objet d'une préparation qui a pour but de les faire cuire et teindre en rouge, au moyen d'une dissolution d'alun colorée avec du bois de campêche. On voit ainsi, aux environs des halles, de grandes corbeilles d'œufs cuits et teints en masse, dans le récipient même où ils sont exposés en vente. Les marchands de conserves alimentaires et les fruitiers soumettent environ 1 million d'œufs à cette opération ; elle entraîne une dépense de 1 fr. 50 c. par miUe ; mais la valeur du produit n'en est pas augmentée, les marchands choisissant, pour la tein-
faire, les œnfs dont la coque n'a pas une blanchear suffisante pour b rente ordinaire. Les œufs durs sont Tendus en détail sous le nom d'cnufs de Pâques, soit aux enfants que leur couleur séduit, soit aux restaurants «t autres eonsonunateors, pour accompagner la salade de laitue ou être associés à Thuile, dans la préparation des anchois servis comme hors-d'œuvre.