RÉFORME DE L'BNSEIONEUENT PHILOSOPHIQUE
acheva la défaite de Descartes. Ici encore la victoire du philosophe anglais, déjà préparée par Maupertuis et par Glairault, fut achevée par Voltaire ; dod content de le faire connaître à la France, il célébra en beaux vers le système de la gravitation, de même que le cardinal de Polignac avait chanté Descartes dans son Anti-Lucrèce '. La réaction était complète. Les fameux tourbillons devinrent aussi impopulaires, parurent aussi chimériques que les idées innées. Descartes était vaincu en philosophie par Locke, en physique par Newton. La défaite, commencée vers 1730. était consommée vingt ans plus tard, au milieu du xvin« siècle '.
«ODÇU. u Uathias. op. cit.. p. 69-72, ne voulait entendre parler que de Locke et àe Condillac.
1 Voltaire ât cannattre la ptijrstque de Newton psr ses SlémenU de la philosophie lie Newton q\i\, comme l'a Tait observer M. Fronci»que Bouillier, furent à la physique de Newton ce que les Entretien» sur laplwalité de-imondes-^ax ¥oii.leD6\la (1686)aTaieDt étéàla phjgiqne de Descartes. On connaît les beaux vers de Voltaire sur l'attraction dans la Henriade et l'Epitre k M"" du Ghatelet. Rappelons enfin tes vers du cardinal de Polignac sur Descartes dans VAnii-Lvei-ice (liv. Vill, v. 55) ;
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Le cardinal de Polignac, étant élàve d'Harcourt, «outint la prbmiëre thèse qu'eût entendue l'Univerâité en Taveur de Descartes ; mais, le leademain, pour calmer les partisane d'Aristote, il dut eu soutenir une seconde eu faveur de ce philosophe.
' n 1^ n'est guère que depnis l'année 1730, dit Voltaire (Catalogue des Écrivains du siècle de Louis XIV), qu'on a recommencé â revenir en France de cette philosophie chimérique, quand la géométrie et la physique expérimentale ont été plus cultivées. » Maapertuis, rainant allusion aux difficultés qu'il avait eues à attaquer la physique de Descartea, disait plus tard (Œuvres, 1156) : ■ Les IS