CHAPITRE II
I. Snirre la natora. — n. Leçons de ehosas. m. Méthoda intuitive
Le xvni* siècle, qui avait reproché à la vieille , éducation de cultiver la mémoire aux dépens du jugement, avait un autre grief non moins grand contre les anciens maîtres, c'était de ne pas suivre la nature dans la culture des intelligences. Il accusait l'âge précédent d'avoir combattu, comprimé la nature, au lieu de favoriser l'exercice, de provoquer l'expansion de toutes les facultés.
choix des mots et leur emploi, dit Marmonte), en traduisant de l'uDe ea l'autre langue, même déjà quelque élégance dans ta constniction des phrases, commencèrent à m'occuper ; et ce travail qui UB Ta point sans l'analyse des idées me forti&a la mémûîre. Je m'aperçus que c'était l'idée attachée au mot qui lui Taisait prendre racine, et la réflexion me fit bientûl sentir que l'étiide des langues était anssi l'art de démêler les nuances de la pensée, de la décomposer, d'eu former le tissu, d'an saisir avec précision le caractère et les rapports; qu'avec les mots autant de nonvelle» idées s'introdutsajeut et se développaient dans la tête des jennes Rens et qu'ainsi les premières classes étaient un cours de philosophie élémentaire, bien plus riche, plus étendu et plus réellemeut atile qu'on ne pense lorsqu'on se plaint que dans les collËgea OD n'apprenne que du latin. » Marmontcl : Mémoires d'un père pour servir à l'inslruclion de ses enfants, t. I.