Stérilisdtioii (U> l’air
La stérilisation de l’air se fait le plus aisément, comme cela a déjà été indiqué, au moyen de filtres de coton; les bains d’acide sulfurique, d’eau salée, les filtres de toile etc., sont moins efficaces. Dans les laboratoires où il s’agit souvent d’exécuter des travaux dans de l’air privé de tout germe, on se sert d'une caisse en verre dont une paroi peut être soulevée suffisamment pour permettre d’y introduire les bras. Avant de se servir de cette caisse, on en lave tout l’intérieui- et on la ferme. Les particules et les germes qui voltigent dans l’air tomberont dans le fond luimide où ils resteront retenus.
— Désinfection.
Une autre méthode pour tuer les germes gênants consiste à employer des désinfectants qui agissent comme toxiques sur les organismes. Grand nombre de ces substances trouvèrent leur application dans la pratiipie. T.a limite pour l’emploi de pareilles substances toxiques doit être déterminée dçins chaque cas particulier. La manipulation de ces poisons pouvant être préjudiciable à celui qui opère, il s’agit de déterminer jusqu’à quel degré il est permis de les diluer, pour qu’ils agissent encore efficacement.
chose, 0)1 peut )j contribuer pour beaucoup. Le praticien intelligent aura toujours soin (|ue l'aie de la rave de fermentation soit aussi pur que possible, que les cuves soient propres, de même que tous les appareils que l'on plonge dans le li(|uide en fermentation — tels que lhermomètres, petits verres, etc., — enfin que tout soit d'une propreté irréprochable. Il va saiis dire q)ie toutes ces mesures de pi'écaution n'ont obts)iu une valeur réelle dans l’application qu’après que, par la réfornie de Hansen, la levure garantie pure eut été introduite dans lu cave de (ermentation.
Des recherches sur la résistance des diverses espèces de microor fl anismes contre les toxiques ont démontré que la force de résistance des cultures d’une seule et même espèce peut être très différente, non-seulement pour les spores, mais aussi pour les formes végétatives. La nouvelle et l’ancienne culture se comportent différemment et c’est aussi le cas pour les individus d’une même culture. En outre, il est une règle pour les expéi'iences de ce genre, que les organismes qui ont été traités par un désinfectant doivent ensuite être placés dans les meilleures conditions de'vie possibles, sans quoi ils n’arrivent pas à se développer, même s’ils sont vivants et capables de se reproduire. En général, on ne devra pas se contenter de la température ordinaire ambiante et du milieu nourricier solide. 11 faut aussi consacrer un certain temps à l’e.xamen de telles végétations avant d’affirmer dèlinitivement qu’elles soient tuées, car elles ne sont souvent qu’arrêtées et reprennent vie après quelque temps, pour se développer avec toute la vigueur. Lorsqu’on emploie un désinfectant, il y a encore la matière dans laquelle se trouvent les organismes, ainsi que la température, qui peuvent avoir de l’importance. Avant d’examiner une culture traitée de la sorte, il faut avoir excessivement soin de la débarrasser, par lavage et par dilution, des dernières traces du désinfectant.
En 1839 Schvvann lit déjà observer que les cellules de levure étaient tuées par certains produits cbimiques, et qu’en même temps la fermentation s’arrêtait. Ainsi fut posée la base de la théorie des antiseptiques.
C’est à Koch que nous devons les premières communications détaillées sur ce sujet. Plus tard, Gruber, entre autres, continua ces expériences.
Koch étudia différents toxiciues tant au point de vue de la concentration nécessaire pour tuer les bactéries et leurs spores, qu’à celui de la quantité nécessaire pour ne faire
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qu’enrayer le développement des inicroorganismes dans les liquides nourriciers convenaldes.
Nous donnons ici hrièveinent les résultats des expériences en ([uestion de Koch ; l’acide phénique ne lit pas preuve d’un pouvoir désinfectant aussi grand que l’on croyait. Une solution à 50/0 ne détruisit qu’au bout de 48 heures la faculté de se développer chez les spores de l’anthrax, tandis queles bacilles eux-mêmes furenttuésen deux minutes par l’action d’une solution à 1 0/0. Pour enrayer la croissance de ces derniers, une solution de 1/850 sullit, une humectation des spores du bacille de l’anthrax répétée 5 à 7 fois avec une solution au 5 0/0 fut capable d’en retarder le développement. En solution huileuse ou alcoolique au 5 0/0, l’acide phénique fut absolument sans effet sur les cellules et les spores de l’anthrax. Sous forme de vapeurs, l’acide phénique agit plus énergiquement ; cependant les vapeurs d’acide phénique à 75“ G. ne purent pas détruire, dans l’espace de deux heures, la faculté de développement des spores mentionnées. L’acide sulfureux, même dans les conditions les plus favorables, n’est pas capable de détruire tous les germes. Par contre, le chlore, le brome et le sublimé corrosif sont des désinfectants très sûrs. Le sublimé corrosif a, d’après Koch, dans la proportion de 1/1000 une action destructive sur tous les germes. Toutefois, d’après les expériences de Johan-Olsen les moisissures ne sont détruites que par des solutions plus concentrées, par exemple au 1/400 pour le Pénicillium glaucnm . Il y a aussi plusieurs bactéries (les bacilles de la lièvre puerpérale, des abcès, de la putréfaction) qui germent et croissent, quoique d’une façon plus lente que normalement, sur des tranches de pommes de terre imprégnées d’une solution de sublimé au 1/500, et ce n’est qu’une solution au 1/300 qui en arrête le développement. G ru ber trouva, par ses expériences les plus récenle.s, exécutées avec toutes les précautions imagina-
RECHEUCHES MICROSCOPIQUES Eï PHYSIOLOGIQUES. 21
blés, que par exemple les spores de l’anlhrax n’étaient tuées rapidement que par du sublimé au o/lOOü, par du sublimé-chlorhydrique au 1/1000, par du sublimé-tartrique au 1/1000.
Pour le nettoyage des tuyaux, des bacs, etc., où se trouvent souvent des dépôts considérables de matières organiques qui se décomposent facilement par l’action des microorganismes, les solutions de soude sont particulièrement recommandables ; elles ont une action dissolvante et désagrégeante sur les résines et sur les matières albumineuses, qui peuvent alors être facilement enlevées par de l’eau. D’après les expériences d’Aubry et de Will, le chlorure de chaux, même fortement dilué (2 à d 0/0 de chlore), a été reconnu comme un excellent désinfectant à cause de son action destructive sur les microorganismes. De prix modique de cette substance permet surtout de l’employer pour le nettoyage des murs, des pavés, des égouts, etc. Le bisulfite de chaux, employé en solutions, contenant de 2 à 4 0/0 d’acide sulfureux, agit aussi très énergiquement. Les sacs à trouble, employés dans les brasseries, etdont le tissu contient souvent, d’après les recherches de M. Will, de forts dèpô's de 1er lires sauraqes et de bactéries par suite d’un mauvais nettoyage, doivent être désinfectés par une solution de chlorure de chaux. M. Will recommande, basé sur ses expériences pratiques, une solution contenant 1 0/0 de chlore actif, qui correspond à peu près à 3-3 1/2 kilos de bon chlorure de chaux du commerce, sur 1 hectolitre d’eau. Ensuite on les lave à l’eau pure. Dans les laboratoires physiologiques, où il s’agit tout particulièrement de se garantir contre l’invasion des germes étrangers, une solution alcoolique d’acide salicylique sera d’un emploi efficace. (Dans le laboratoire de Carlsberg, Hansen l’emploie souvent pour le nettoyage des tables). Les propriétés enrayantes de l’acide salicyli(|ue sur la fermentation sont généralement
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connues (')■ Dans ces derniers temps, on a aussi emi)loyé l’acide Iluorhydrique comme substance désinfectante (voir page 32).