Ballons, Flacons et Récipients
(Syslènies I’asteuh, Ciia.mhëki.am), Kheudenheicii, IIa.nsen et
DE CAIU.SUEKG.
La première condition exigée des \ases servant à l’élevage des cultures, est qu’ils soient construits de manière à ce que toute infection du dehors soit rendue impossible. Les ballons Pasteur remplissent toutes les
(1) Ou a fait, depuis plusieurs aimées, dans les distilleries et les fabriciues de levures sèches, desjjéries d'expériences sur l’inlluence que iieuvent avoir certains antiseptiques sur les cellules de levures, leur force fermentative, la ([uantité d'alcool provenant de la fermentation et enfin sur la re])roduction des cellules.
Ifayduck a trouvé en 1881, (lue de très petites doses d'acides (acide sulfurique, acide lactique) favorisent non-seulement la fermentation, mais encore le iléveloppcment des cellules.
En 1882, Heinzelman découvrit que l'acide salicylkiue augmente la force fermentative en ce sens que, sous rinlluence de cet acide, la levure jiroduit dans le même temps, une (|uantité d'alcool plus grande que celle résultant de la fermenlatlon de la même levure sans l'action du même acide.
Plus tard, lliernaki, en 1887, et Scliulze,en 1888, ont démontré (jue tous les antise))tiques, dans des conditions particulières, et surtout employés en faibles doses, possèdent la propi-iété d'accélérer la fermentation et de l'augmenter.
Les recherches d'EfIront faites dans le môme but, montrent qu'il est possible, par l'emploi de petites i|uantités il'acide lluorbydrique, de stimuler les cellules de levures.
^ Enfin, les expériences de llirscbfeld s'enchaînent avec les précédentes. De ses observations, il résulte (]u'une addition de 0.01 à 0.02 0/0 d'acide chlorhydrique peut accélérer la fermentation acétiipie.
RECHEUCHES MICUOSCOPIQUES ET PHYSIOLOGIQUES. 23
conditions exigées d’une façon irréprochable ('). La liguie 3 montre un de ces petits ballons dont la foi me, légèrement modiliée, est celle cjui est employée dans le laboiatoire physiologique de Carlsberg, dirigé par Hansen. Les vapeurs sortent pendant l’ébullition, parla tubulure droite, plus laige, à laquelle est adapté un tube en caoutchouc; quand ce dernier est fermé, les vapeurs n’ont d’autre issue que par le tube recourbé. Au bout de quelque temps, on retire le ballon du bain de sable, et l’on bouche le tube recourbé avec un bouchon d’amiante . Alors la stérilisation est complète et le contenu du ballon pourra rester intact pendant des années. Pendant le refroidissement ou pendant l’aspiration qui s’ensuit, l’air est filtré en partie par le bouchon d’amiante; les germes
. , llallon Pasteur.
qui pourraient etre entraînes
se déposent à la partie inférieure du coude ou atteignent tout au plus l’élargissement du tube étroit, de sorte qu’ils n’entrent pas en 'contact avec le liquide. Ceci nous indique ce que l’on doit faire si l’on est obligé d’agiter fortement le liquide dans le ballon ou de le faire sortir par le tube droit, tout en voulant le préserver de toute infection: la partie inférieure du tube doit être
(1) Clievreul cl Hollinann avaient, il est vrai, déjà trouvé ([ue si l’on se servait luuir la stérilisation des li(|uidcs, de vases munis de tulles ouverts mais recourbés, les liipiides se conservaient toujours stériles. Quoi(|uece soit Clievreul (|ui, le premier, donna l’idée de. ces I allons, pour des raisons pratiques nous n’en cliangerons pas le inim ; c’est d’ailleurs bien ii Pasteur cjue l'on en doit l’emploi fréquent qui en est fait partout aujourd’hui.
cliaullée à la (lamine. Si le ballon doit être débouché pour être mis en communication avec un autre, il faudra soit opérer dans un petit espace exempt de germes, soit procéder au débouchage et à la mise en communication dans une flamme. On place un bec Bunsen devant soi, le ballon que l’on veut vider à sa gauche, et celui destiné à recevoir le liquide ou la culture à sa droite. Cela fait, on ouvre le tube du ballon de gauche dans la flamme, en y retirant rapidement le serpentin avec son bouchon de verre. Pendant que le tube ouvert se trouve dans la (lamine, on retire vite le bouchon de verre du ballon de droite, et le tube cliaufTé du premier ballon est adapté à la tubulure du second. Puis on fait passer te liquide dans le second ballon en chaulTant le tube recourbé du premier. Après, on introduit de nouveau le tube latéral du ballon de gauche dans la (lamme, en remettant en même temps le bouchon de verre flambé du ballon de droite à sa place, et enfin l’on scelle à la flamme le ballon' de gauche avec sa tubulure et le bouchon de verre qui s’y trouve. En opérant rapidement, il n’y aura guère de danger d’infection.
Le ballon Pasteur sera, dans certains
Fio. i.
Flacon Chanibeiiand. ... , , , i
cas, indispensable, par exemple pour les
études physiologiques, où l’on travaille avec des quantités de liquide plus considérables.
Dans les dernières années, on (it usage d’autres ballons et vases, principalement des (laçons Chamberland (Fig. 4). dont le col est muni d’un bouchon rodé à l’émeri et se terminant à la partie supérieure par un tube court et ouvert, rempli de coton stérilisé liieii tassé.
Le flacon de Freudenreich est construit d’après le même principe, sauf que le corps en est cylindriiiue.
HKCHiiUCHKS MICIIOSCOPIQUES ET PHYSIOLOGIQUES. 2o
Dans des cas spéciaux, on emploie le llacon de Hansen (Fi^^. 0). Le bouchon rodé à l’émeri et en forme de capuchon, est muni d’un filtre de ouate (a), et il se trouve au llacon un petit tube latéral bouché avec un tampon d amiante (d). On emploie ce llacon pour la conservation des cultures pures, ainsi que pour l’expédition de petites cultures ou d'échantillons pris dans l’appreil propagateur C'. Dans le premier but, on remplit le flacon à moitié d’une solution de saccharose à 10 0/0, dans laquelle on sème une par-
Fig. 5.
Flacon de Hansen.
celle de la levure en question. Le tampon d’amiante et le bord inférieur du bouchon se recouvrent d’un enduit de cire à cacheter (c).Pour les autres usages nommés en dernier lieu , on remplit le fond du llacon d’une couche
Hédpicnl de Cai-lsbei-g.
place aussi un tampon à l’intérieur du l>ouchon, au-dessous du filtre. Pour le mode d’emploi , voir le chapitre VI. Pour l’élevage de très grandes cultures, on se sert des
(I) Ces appareils seront décrits au cliapitre \ I.
26 LKS MIGROOUGANISMKS ÜK LA FLRMEXTA'nüN.
récipients de Carlsl)erg (Fig. 6). Ils contiennent 10 litres, sont en cuivre étainé, cylindriques et coniques par le haut. Au sommet du cône est vissé ou soudé un tube deu.x lois recourbé (c.d.) muni d’un renflement (e). Sur une arête du cône se trouve le tube d’infection avec son bouchon de verre (a) et au bas du cylindre le tube ^b) pour l’extraction du liquide fermenté et de la levure. Ce tube est muni d’une pince à vis. Après la stérilisation du liquide, on bouche le tube recourbé avec un filtre d’amiante ou de ouate (d) qui est adapté solidement ou bien fixé par un raccord. On trouvera des détails plus amples sur l’emploi de ces récipients dans l’ouvrage de Hansen, Untersnchunçjen ans der Praxis der Gahnuiusindustrie » (chez Oldenbourg, Munich. 1890-92).