‹ Les microorganismes de la fermentationChapitre 9 sur 46 · Milieux nourriciers · texte numérisé non relu

Milieux nourriciers

En ce qui concerne les milieux nourriciers, il s’agit naturellement toujours de trouver ceux qui conviennent le mieux aux organismes que l’on veut cultiver. Si en môme temps, ils possèdent l’avantage d’être par eux-mêmes peu favorables au développement des espèces concurrentes, on aura beaucoup gagné. Dans la règle, si l’on fait des ■expériences cojnparatives, le licpiide nourricier devra toujours rester le même. Pour l’étude des ferments alcooliques, Hansen emploie le plus souvent le moût houblonné des sacs à trouble; dans des cas spéciaux, de l’eau de levure, additionnée de glucose ou d’une solution aqueuse •de saccharose ou d'autres solutions sucrées, s’emploie poulies recherches de ce genre. Si l’on veut employer un miilieu nourricier solide, on peut mêler au liquide 5 à 10 pour cent de gélatine. Pour les études bactériologiiiues, on •emploie des liquides analogues ou plus souvent encore de l’extrait de viande additionné de peptone; on neutralise •ce mélange par exemple avec du bicarbonate de soude.

HliCHERCHES MICROSCOPIQUES Eï PHYSIOLOGIQUES. 27

Coinnie moyens de solidification, on emploie soit de la gélatine, soit de l’agar-agar. Pour l’étude des moisissures, les milieux nourriciers solides sont les meilleurs ; dans la plupart des cas on emploiera de préférence le pain noir stérilisé. Si l’on veut employer des liquides, ceux qui conviendront le mieux seront le moût de bière, des décoctions de fruits ou des solutions sucrées additionnées d’acide tartrique ou de tartrates. Pasteur employa exclusivement des liquides comme milieux nutritifs dans les recherches qu’il fit sur les organismes de la fermentation. Plus tard, les milieux solides furent beaucoup employés, et sous ce rapport Koch nous a principalement donné de nombreux avis pratiques.

Nous venons d’exposer brièvement comment nos microorganismes se cultivent et comment on les protège contre les infections provenant soit du liquide lui-mème, soit des récipients et ustensiles, de l’air ou de l’expérimentateur. La première et en même temps la plus importante question qui se pose maintenant, est celle-ci: commenl oblient-on la première culture absolument pure qui doit être introduite dans le ballon^} Pour des motifs purement historiques, j’ai indiqué en premier lieu les conditions pour la consertaiion de la culture pure, car on les connaissait longtemps avant d’être arrivé à préparer sûrement la culture pure elle-même.

11 sera très instructif de voir comment on a, petit à petit, fait des progrès, et nous traiterons de nouveau le sujet au point de vue historique, à jjartir du moment où des efforts vraiment rationnels ont été faits pour atteindre ce but.

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