‹ Les officialite's au Moyen âgeChapitre 13 sur 106 · INTRODUCTION. XV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XV

de ses frères dans Tépiscopat. «C'est par une sage disposition, dit saint Léon, que chacun des évèques ne peut réclamer pour lui tous les droits au gouvernement de rÉglise : ne omnes omnia sibi vindicarent; mais qu'il y en a , dans chaque province j dont la décision doit prévaloir; qu'il y en a, dans les plus grandes villes, avec une autorité plus étendue encore, afin que, par leur intermédiaire, le soin de TÉglise universelle retombe en entier sur la Chaire de Pierre, et qu'aucun d*entre eux ne se sépare du chef commun. » Ainsi, les évêques sont répartis entre les degrés d'une hiérarchie qui va du Pape, pasteur de l'Église universelle, aux pasteurs des églises particulières. Entre les évèques et le Pape se trouvent les métropolitains , qui , placés à la tète de chaque province , réunissent sous leur autorité plusieurs diocèses, et les patriarches et les primats, dont la juridiction comprend plusieurs provinces.

L'ordre et la juridiction sont distincts et peuvent être séparés. L'ordre existe sans la juridiction chez les évèques titulaires, appelés aujourd'hui évèques in pariibus^ chez les évèques qui ont résigné leurs fonctions, ou qui ont été frappés d'une sentence de dégradation. Au contraire, la juridiction appartient, pendant la vacance, au chapitre cathédral, qui ne saurait prétendre aux pouvoirs de l'ordre épiscopal; elle appartient à l'évêque élu canoniquement et confirmé par l'autorité supérieure, avant même qu'il ait reçu la consécration. C'est qu'en effet la juridiction ne procède pas, comme l'ordre, de l'imposition des mains : elle est la conséquence d'une élection et d'une mission. On dira plus loin comment se faisaient au moyen âge les élec-

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