‹ Les officialite's au Moyen âgeChapitre 15 sur 106 · XVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVIII INTRODUCTION

Dans les premiers siècles de l'Église, les prêtres et les diacres de la ville épiscopale formaient le presbyte^ rium, ou conseil sans lequel Tévèque ne prenait aucune mesure importante ; aussi s'accordait-on à les considérer comme supérieurs aux prêtres et aux diacres répandus dans les campagnes. Sur ce point, Téglise de Rome conserve encore, de nos jours, Timage fidèle de cette antique constitution : le Sacré Collège, conseil du Pontife romain, n'est que la réunion des prêtres et des diacres chargés des titres de la ville de Rome. Ailleurs, et notamment en Gaule, Torganisation du clergé des églises cathédrales devait subir de profondes modifications.

Eusèbe de Verceil et saint Augustin furent les premiers qui réunirent les clercs de leurs églises sous un même toit et une même règle do vie; mais leur exemple parait li*avoir trouvé d'imitateurs que parmi les évèques d'Afrique. Plusieurs siècles devaient s'écouler avant que les clercs des cités épiscopales de la Gaule s'assujettissent à vivre sous une loi commune : sub ordine canonico, à la manière des moines, dont ils difi*éraient en ce qu'ils ne faisaient pas de vœux et ne renonçaient pas à posséder des biens à titre de propriété personnelle et privée. Vers 760, Tévêque de Metz, Chrodegang, rédigea, pour son église, une règle qui ne tarda pas à être adoptée dans d'autres diocèses. Chrodegang s'était surtout inspiré de la règle de Saint- Benott : son œuvre était, à son tour, destinée à servir de source principale à la règle que promulguèrent, en 816, les évoques réunis en concile à Aix-la-Chapelle, auprès de Louis le Débonnaire. Les chanoines sont,

Page 1