‹ Les officialite's au Moyen âgeChapitre 16 sur 106 · INTRODUCTION. XIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XIX

d*après ces prescriptions, soumis à Tobligation de vivre en commun dans le cloître , de prendre leurs repas en commun, de chanter les heures canoniales et de reconnaître l'autorité disciplinaire d'un supérieur, qui est Tarchidiacre ou le prévôt.

La vie commune ne se maintint pas dans les chapitres : au douzième siècle, on admirait les rares églises de la Gaule dont les chanoines demeuraient fidèles aux anciennes règles. En général , la portion des biens de l'église attribuée au chapitre fut partagée en prébendes, dont chacune était affectée aux besoins d'un chanoine ; les membres des chapitres vivaient séparément, et ne se retrouvaient qu'aux offices du chœur et aux assemblées capitulaires. Telle était la constitution des chapitres au moyen âge. Les gi*andes églises comptaient de nombreuses prébendes (quelquefois soixante-dix ou quatre-vingts), qui étaient remplies par des clercs, prêtres, diacres ou sou&-diacres ; parfois, quelques-unes étaient données à des laïques, notamment à de jeunes enfants élevés par les soins du chapitre (domicelli, damoiseaux). Mais les seuls chanoines engagés dans les ordres majeurs ont une stalle au chœur et une voix au chapitre.

A cette époque, la collation des prébendes de chanoines n'était point soumise à une règle uniforme ; elle appartenait tantôt à Tévèque, tantôt au chapitre, tantôt à d'autres personnes, religieuses ou laïques. A Paris, les chanoines de la cathédrale étaient tous à la nomination de l'évéque.

Le chapitre ne se composait pas seulement de chanoines; au-dessous d'eux se trouvait un nombreux

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