XX INTRODUCTION
personnel de chapelains et de vicaires qui secondaient les chanoines et, au besoin, les remplaçaient pour la célébration de l'office divin. Puis venaient les marguillierSi clercs ou laïques , chargés de Tentretien de l'église, les enfants de chœur, les officiers de la justice séculière du chapitre, et enfin les serviteurs des chanoines.
Sur cette communauté nombreuse et puissante qui remplissait le cloître de la cathédrale, l'autorité était exercée par des dignitaires dont le mode de nomination variait suivant la coutume de chaque église. En France, au treizième siècle, la première dignité du chapitre est, en général, celle du doyen, qui a rem* placé le prévôt institué par le concile d'Aix-la-Chapelle. Le doyen a la charge des âmes des chanoines et de toutes les personnes attachées au service de l'église et du chapitre. Siégeant à la première stalle du chœur, il préside à l'office canonial; il dirige les réunions des assemblées capitulaires; il exerce le droit de correction sur tous les membres du chapitre. Le chantre occupe la seconde place ; il tient lieu du doyen absent ou empêché, et en tout temps il dirige le chant liturgique, veille à l'entretien des livres de chant et forme les jeunes clercs à la science de la musique sacrée, ce qui lui donne une certaine influence sur la direction de l'école de la cathédrale.
Les archidiacres figurent aussi parmi les chanoines investis de dignités; nous dirons plus loin, avec plus de détail, quelles étaient leurs fonctions. Mentionnons en outre, parmi les offices attachés au chapitre, le chance-