INTRODUCTION. XX\I
sollicitude sur les laïques, et ne néglige rien pour punir les désordres et réparer les scandales.
Nous aurons achevé de tracer les traits principaux du gouvernement diocésain quand nous aurons dit ce qu'étaient au moyen âge les archiprètres et doyens ruraux ou doyens de chrétienté. L'archiprètre ou le doyen, à l'époque carolingienne, avait autorité sur un certain nombre de paroisses qui dépendaient d'une même église baptismale. Plus tard, l'usage d'avoir des fonts baptismaux dans chaque paroisse s'étant répandu, on n'en conserva pas moins l'habitude de reconnaître un rang et des pouvoirs supérieurs à l'un des curés de la circonscription qui garda le titre d'archiprètre ou de doyen, -suivant la coutume locale. Tel était l'état des choses au treizième siècle; l'archiprètre ou le doyenné formaient une circonscription administrative qui était à l'archidiaconé à peu près ce qu'est de nos jours le canton à l'arrondissement; chaque archidiaconé comprenait plusieurs archiprètres ou doyennés entre lesquels étaient réparties les paroisses.
Les doyens sont institués ou destitués par le conseil commun de l'évèque et de l'archidiacre de la circonscription à laquelle ils sont destinés. Un doyenné est-il vacant, l'archidiacre présente un candidat que l'évèque peut librement agréer ou écarter; mais l'évèque ne saurait imposer à farchidiacre un candidat repoussé par celui-ci.
Les fonctions des archiprètres et doyens se résument en deux points principaux : ils sont chargés d'exécuter et de faire exécuter les lois ecclésiastiques, les statuts