IV INTRODUCTION
son origine^ elle est placée sans la conduite de chefs qui y exercent Tautorité. L'ensemble de ces chefs constitue la hiérarchie, qui se compose des évèques, des prêtres et des ministres d'ordre inférieur.
Les évoques forment le premier rang de la hiérarchie : chacun d'eux, dans son diocèse, est à la fois pontife, docteur, législateur et juge. Le diocèse constitue ainsi une sorte d'état monarchique soumis au pouvoir épiscopal. Toutefois, il n'est pas difficile de comprendre que l'unité de la foi et de la morale eût été incompatible avec une constitution purement épiscopale qui eût fait de TÉglise universelle une juxtaposition d'églises particulières. Aussi dès le début de l'histoire du christianisme apparaît avec évidence la primauté de l'évêque de Rome. Successeur du prince des apôtres, il est le lien qui maintient l'unité dans l'Église; il a juridiction sur tous les membres qui la composent, pasteurs ou Gdèles. Ainsi les fidèles se trouvent placés sous l'empire de deux pouvoirs superposés, le pouvoir du Pape et le pouvoir de l'évêque diocésain, le Pape ayant dans toute l'Église la juridiction (|ui appartient à l'évêque dans son diocèse.
Si le Pape peut, en vertu de la plena potestas qui lui est conférée par le texte évangélique, intervenir dans le gouvernement des églises particulières, il n'en est pas moins vrai de dire que l'épiscopat est une institution essentielle à l'Église; il est aussi impossible de concevoir rÉglise sans les évêques que de la concevoir sans le Pape. Les règles d'une sage police et la force des choses exigent que le Pape, sauf en des circonstances d'une gravité exceptionnelle, laisse aux évêques le