Journal des notaires, 1921, p
pas à ce travers même au risque de déplaire à une clientèle qu’il n’a plus intérêt à retenir chez lui. Il préfère porter tous ses soins pour se faire noter, ce qui ne revient pas du tout au même. Du même coup, la question de la présentation et de la nomination des notaires n'offrirait aucune garantie de plus pour le public car le notaire deviendrait un simple employé du gouvernement surtout soucieux de son avenir et de son grade. :
Un autre auteur reconnaissait que ce projet était des plus séduisants, mais il craignait que ce ne soit un mirage, en pratique, loin de pouvoir verser au notaire une retraite on ne pourra même pas amortir les rachats d'étude et cela pour des raisons maintes fois expliquées. Du jour où le notaire sera fonctionnaire, le rendement sera inférieur, il y aura des produits cachés, et ce seront les notaires conseillers qui toucheront les véritables bénéfices.
Dans la Basoche du 28 février 1921, M. Monsacré, sans être hostile à certaines réformes, considère que la fonctionnarisation du notariat enlèvera au notaire sa liberté d’action et de jugement qui le met à l'abri de toute influence occulte ou privée car il est humain de penser « au mal d’avancement. Il doit être le titulaire à demeure, la suite morale de son prédécesseur qui l’aura présenté et fait agréer à la confiance de sa clientèle ».
Chez les notaires il y eut des opinions diffé-
rentes (1), certains disaient que l’on exagérait le ma-