Ed. 1660 (1690): Prigueu mon
LE JARGON DE l' ARGOT REFORMÉ S^S
d'une picourc, et comme il m'eust mouchaillée, il me disoit : 53 (( vain ça, vain, ma sœur, l'assoir iqui auprès meziere ». O l'est bien plus bon que quio Mansea qui m'appeiet trejours gronde* pontifie et grosse chaîne; y ou m'assisit sur la dure, puis o fallut ressiouner d'un carme et d'une ornie que l'avet en son guellard et puis me demanda en morfiant si j'entervois casser la hane, y ou l'y respondit que neny, que i([uou Mansea il m'avet appringu que floutiere. Lors il me dicit que si voulois trimarder o seziere, qu'il m'auroit bien lost appringu à casser la hane, et débrider la lourde sans lournanle, et me feroit passer du serment de la petite flambe, et encore à faire deflorir la picoure. Y ru j'y respondis : jaspin, Y ou le veux et pour retourner jamais avec iquoy Mansea, j'nynierois mieux estre cosnie tout à l'heure ou bien estre vive enterrée 2 ».
Alors le Narquoy rouscailla au Cagou ayant le comble en la lousche en cette façon :
« Très haut, très puissant, excellent, illustre, magnanime et vertueux Seigneur, il plaira à la grandeur de vostre Révérence et (ïagoulise : d'avoir pitié de cette pauvre Marquise, car si on juge les causes parleurs effets et l'intérieur des marpaults par 54 les actions qui mettent au dehors, il est aizé à juger de la malice de ce Manseau par le mauvais traictement qu'il a aquigé contre icelle, lui aquigeant une infinité de maux ou entre les autres un luysant comme elle eut fait rifoder de la criolle rostie, elle la laissa un peu trop rifoder, elle fut contraincte