‹ Les sources de l'argot ancien (volume 2)Chapitre 145 sur 238 · GOURNAY · texte numérisé non relu

GOURNAY

Or va, n'arrestc point, beau sire; Si irons croquer ceste pie.

MiCET.

A ce je ne failleray mie.

Quant je puis croquer de ce moust.

Qui me semble de si bon goust.

Je suys guery de la pépie.

Je voys vendre ma marchandise.

Et ne seray pas si cosnart

Que je ne mette ung grain a part

De quoy Gournay n'en sçaura rien ;

Et au retourner je sçay bien.

Ou entré je soie on mal an,

Se je n'ay le georgcl de Vman,

Dont ma feulle sera gaudie.

Elles tirandezl Sur ma vie.

Je le feray et sans mot dire.

MiCET.

11 est temps de faire le guet S'il y a arme entour la justice.

Je seroic bien tenu pour nice

Se n'a voie le demourant.

S'il a au doys quelque brocant Et qui de moy soit entendu Apres que auray très tout vendu, Gaultier en sera soudoie.

GOUHNAY.

(V. ',8io'i s.)

A oullez vous avoir le pourpoint !> Ha, ha l quel vaillant serviteur !

Par tous noz dieux, niaistre hefflcur, Vous venez à la befjterie.

Eh I Guidez vous par tromperie Confoncer ceste aumuce gourde ?

(V. '481'ios.)

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