‹ Les sources de l'argot ancien (volume 2)Chapitre 146 sur 238 · Mystère des Actes des Aposires · texte numérisé non relu

Mystère des Actes des Aposires

Ce long drame, écrit par les frères Greban vers 1/460, ne l'ut imprimé qu'en i537 •* r*aris sous le titre de :

Le premier volume du iriumphani Mystère des Actes des Apostres, translaté fidèlement à la vérité Historiale, escriple par sninct Luc à Théophile. Et illustré des légendes authenticques et vies des sainct: reçeues par l'Eglise, tout ordonné par personnages. = Le second volume du magnifique Mystère des Actes des Apostres, continuant la narration de leurs faictz et gestes selon VEscrilure saincte accordée à la prophane histoire et légendes ecclésiastiques. Nouvellement imprimez à Paris pour Guillaume Alabat, bourgeois et marchant de la ville de Bourges, par Nicolas Couteau Imprimeur... Mil cinq cens X\X^I1. 2 volumes grand in-folio gothique, à 2 colonnes.

Deux éditions ultérieures furent données par les frères Angelier en i54o et i54i. C'est à la première que nous

allons emprunter, dans la scène des bourreaux du Tiers livre, la réplique d'Agrippart à Griffon, les deux fyranfs.

Ac.niPPART.

Ravault broiirn sur son endosse S Entendez vous bien, mon gougeon?

Griffon.

Qu'est ce cy ? Vous parlez jargon, Maistre Agrippart?

(r cvii V")

Voici, ensuite, dans la scène des gueux, le dialogue de Mauduyt, Toulifaut et ïrouillart (les trois povres), qui renferme aussi quelques termes de jargon :

Toulifaut.

Tu es bien mince de pccune.

Trouillart.

Ce fut à la belistre. Quant moy et ta fille Maunette, Allions ronfler resgLiiilcllc, A la bisettc de l'automne.

Toulifaut.

S'il est vray ce qu'il me jargonne, Enfin nous trouverons parens.

I. Dos. Ce sens du mot au xv' siècle (Guill. Coquiliart) s'est longtemps conservé clans le langage vulgaire, et il est toujours familier au langage parisien : « Endosse se dit encore aujourd'hui, soit qu'on charge le dos de quelqu'un à coups de poing, soit qu'on fasse pleuvoir -sur lui des coups de bâton. » (Nisard, Parisianismes, p. 100.)

Trouillart.

Quant nous gaussâmes les harans Que nous trouvasmes au caignarl^

Gomment avez vous tant rilllé, Sans mettre un lopin en reserve ?

Ma LDI \ T.

Escoulez comment il enterve.

Agrippart.

Car je mourroye d'avarice.

S'il falloit qu'aujourd'huy perdisse

Le moulle de mon chapperon '^.

(C cxxi V*)

Page 1