Le sens de cette phrase nous échappe
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dans aucune chambre ; que tu ne connais pas ce qu'on veut te dire et que la marque est une coquine ; puisqu'il n'y a pas de parrains, poitou. Ne vas pas débiner. Ne reconnoblez pas les peignes ni la camelotte.
— Est-ce que j'ai besoin, reprit l'arrivant, que tu me refiles le bagou ? Crois-tu que je suis si loffe que de débiner ? Pitanchons, pitanchons ; les cantonniers, allons de l'eau d'affel Je serai decarré avant huit jours; je refilerai deux maltaises là-bas et poitou. » (Pages 16-18.)
Notes pour servir à Thistoire des classes dangereuses en France, des origines à la fin du XV« siècle.
Ce serait une élude bien monotone et fastidieuse que celle qui se proposerait de donner dans le détail une histoire des sociétés dangereuses. Les ruses des malfaiteurs, leur organisation, sont ctioses à la fois trop anciennes et trop proches de nous. D'innombrables documeiUs rendent celte tentative à peu près impossible.
Ce n'est heureusement pas le but que l'on se propose ici, mais .seulement d'esquisser l'histoire des sociétés dangereuses en France au moyen-âge, en particulier au XV^ siècle. On voudra bien tenir ces Notes pour une contribution à un tableau de la .société de ce temps, qui nous manque encore, à une étude linguistique qui précède.
Cette esquisse. Je l'ai rédigée sur des documents recueillis en partie par mon ami Marcel Schwob, et par moi, aux Archives Nationales, à la Bibliothèque, aux archives communales de Dijon et surtout dans celles de la Côte-dOr. Nous comptions alors publier le procès des Coquillards ; c'est encore autour de cette affaire que tourne celte étude, le jargon des Coquillards étant le plus ancien document linguistique relatif à la langue des malfaiteurs.
Ce sont là à coup sûr des sources importantes d'information ; elles pourraient encore être multipliées à l'infini. Elles suffiront du moins comme base à un travail linguistique. J'ai conscience aussi que ces documents ne seront pas perdus pour tout le monde, quils pourront intéresser ceux qui veulent connaître le milieu criminel que Villon fréquenta pendant quelques périodes de sa vie.
I. Cette étude, due à M. Pierre Champion, condense les données historiques d'un sujet fort complexe et offre ainsi le complément nécessaire à nos recherches d'ordre exclusivement linguistique.
Sf\Vt APPENDICE