Isambert, VII, 18/1 (ad. a. i/|o
3. Bibl. de la préfecture de police, coll. Lamoignon, vol. III, P- 201.
/i. Ordonnances, VIII, .US.
f). Charles VII rendit la même ordonnance le 20 avril i/i38 (n. st.) en faveur du prévôt Ambroise de Loré (Ord., XIII, aOo); le G octobre I V'17, en faveur de Robert d'Estouteville (Ibid., p. 5o()). — Aux catégories de malfaiteurs nommés ci-dessus on ajoutait alors les mendiants et les tireurs à l'oye.
(j. Journal d'un bourgeois de Paris, éd. A. Tuetcy, p. 219-321,
LES MALFAITEURS ET LA SOCIÉTÉ S/j"
semblait ; mais les trêves ne faisaient jamais l'aflaire dos gens (l'armes qui devenaient aussitôt brigands :
« Et se entretint ce, assez longuement, paisiblement entre les parties, tant d'un coslé que d'aultre, réservé que aucunes gens, qui avoient sievy la guerre, plains de mauvaise voulenté et conscience, espcciallement de ceux issous de Normendie, se mirent sus en aucune des marches, et sur les chemins d'iceulx pays de France et Normandie, qui avoient faulx visaiges, par quoy on ne pooit les recongnoislre, et lirent plusieurs destrousses et roberies sur iceulv marchans. Mais assez brief, tant par les conservateurs des trêves comme par justiciers des deux parties, furent chassiez et debouttez ; <'t en y ot partie d'exécutez à tout leurs faulx visaiges pour leurs (Icmeritles ; et les mettoit on en ce poinct aux arbres sur les chemins. »
Mais il faut ajoutera ce récit de Mathieu d'Escouchy * que les brigandages des Faux-Visages ne cessèrent pas aussi rapidement. On voit par des instructions du roi Charles VII, du 2.'i septembre kU6, que les marchands continuaient à être détroussés par des gens de l'obéissance de Henry VI « portant faulx visaiges '2 ».
L'aflaire des » Caymens, larrons et meurtriers » fut découverte à la fin de l'aimée 1448*^; ils confessèrent, mis à la torture, (( avoir emblé enfens, à l'un avoir crevé les yeulx, à autres avoir coppé les jambes, aux autres les piez et aultres maulx assez et trop. Et estoient femmes avec ces murtriers pour mieulx décevoir les pères et les mères et les enfens ; et demouroient coiinne logez es hostelz m ou nu jotirs ; et quant ilz veoient leur point, en plein marclié, païs oiu ailleurs, ilz embloient ainsi les enfens et les marliroient, comme devant est dit ».
A la fin du mois de mars on prit encore d'autres (^aymands ([ui dénoncèrent leurs associés. On disait qu'ils avaient fait un roi et une reine par dérision : « et estoient très grant compaignie de telz larrons à Paris et ailleurs ». Le 24 avril i449, près