‹ Les sources de l'argot ancien (volume 2)Chapitre 177 sur 238 · Froissart, éd. Luce, t. VI, p. 59-Gi · texte numérisé non relu

Froissart, éd. Luce, t. VI, p. 59-Gi

LES SOClÉrÉS DVNGEHEUSES DU XV' SIÈCLE 353

robent et {jrastent tout ce qu'il peuvent attairidre » '. Li Hourj:,'Ogne en particulier fut le théâtre de leurs ravages : la plus redoutable de ces bandes, la compagnie par excellence, la (ivande (.ontpcuj nie, qui compta jusqu'à i5.ooo combattants, s'y abattit-^.

Painii ces « mauvais François » qui se voulaient refaire en guerroyant le royaume, et s'assemblèrent en « grandes routes etcompaignies)),on compte les Tnrd-renus, ainsi nommés, selon Froissarl, parce qu'ils u avoient encore peu pillé au royaume de Fiance ». Ils descendirent en Lyonnais, furent victorieux des compagnies régulières de Jacques de Hourbon à Briguais (G ;uril li^Ga) et marchèrent dans la direction d'Avignon. « Cette société d'aventuriers, la (frandc conipaffnic, sans chef suprême, f/<?/i6" sinecapite, maisen l)andes distinctes, guerroyant pour leur propre compte... Bandits sans foi ni loi, incessamment renforcés des malfaiteurs de tous les pays, et commandés par des chefs dignes d'eux, gentilshommes pour la plupart, mais gentilshommes perdus de dettes... ils emportaient tout sauf ce qui était trop chaud ou trop lourd », dit leur historien M. Georges Guigne ■*. Les documents contemporains les nomment ennemis, anglais, pillards, gens de compagnie.

La Compagnie blanche obéissait à Arnauld de CervoUes ; en i'M):i la Margot opérait dans la sénéchaussée de Beaucaire et de Mmes^. Quant aux Bretons, ils étaient plus spécialement les compagnons de du (iuesclin •'•.

Les Gaudins ou brigands des bois apparaissent en i365 : (( en l'an i86.t estoient ou pays plusieurs brigans de boys appeliez godins*^. » Le 19 mars 1882, il est encore question des gaudins ou brigands du Nivernais ^. Ce sont ceux-là qu'on appellera dans la première moitié du xv" siècle /e«i7faHs*.

1. Lettre du roi Jean au bailli d'Auvois, du a5 janvier i3G3(J. J. Vernicr. Le duché de Bourgogne et les Compagnies daim la seconde moilié du iLi\' siècle, Dijon, 1902, p. 5).

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