‹ Les sources de l'argot ancien (volume 2)Chapitre 194 sur 238 · Liber Vaifatorum, cli. XXIV · texte numérisé non relu

Liber Vaifatorum, cli. XXIV

6. Bibl. Xat., ms. fr. 0909 ; le 26 mars ido'j (n. st.) Charles VII avait rendu une ordonnance au sujet des porteurs de bulles (Arch. Xat., P. i33V^ fol. -'.oi)).

Sy/i APPE\DICE

entendre et faisant acroire qu'ilz ont les reliques et ossemens de plusieurs sains et sainctes de Paradis, qui sont prebstres, et les aulcuns sont gens mariez et purs lais ; et se disent d'estre d'autres régions et collèges et lieux qu'ilz ne sont, font enchâsser en or ou en argent ou autres métaulx ossemens telz que bon leur semble, en semant ou donnant à entendre au peuple plusieurs mençonges pour avoir et exiger leur argent et autres biens, et commettent plusieurs autres abuz pour d'ieulx noz subjetz avoir et exiger plusieurs grans sommes de deniers, qu'ilz applicquent à levir prouffit... »

Sur quoi le roi ordonnait d'informer dans les provinces où circulaient les quêteurs, de vérifier les bulles qui les autorisaient à promener leurs reliques, de se saisir de leur personne et de leurs biens si elles n'étaient trouvées correctes. La même lettre fut rendue sous Louis XI, à Abbeville, le lo juillet 1/164^

Les porteurs de reliques quêtant par le pays étaient donc des personnages fort suspects et qui connurent souvent la prison '. Mais les porteurs de bulles, les pardonneurs pour les églises qui avaient droit de quête (comme Notre-Dame du Puy ou Saint- Jean de Jérusalem) les fréquentèrent aussi-. Car souvent ils « faisoient plusieurs cas et abbuz et exigeoient plus grant somme de deniers'^ ». Ils exhibaient de même des reliques douteuses comme celles de sainte Marguerite dans un bras d'argent. C'était une industrie que de fabriquer pour eux des images d'argent. Quant aux bulles dont ils alléguaient l'autorité, elles étaient le plus souvent fausses. C'est ce que démontra au Parlement le 8 août 1/I88 M^ Robert Gaguin, général de l'ordre de la Rédemption des captifs contre certains quêteurs de frère Antoine Moreli « soy disant commandateur général de l'ordre de Saincte Eulalie de mercede captivoriim Barchinonensis diocesis '"■ ».

4- Les Faux Monnayeurs et les Fondeurs de fausses chaînes d'or.

Forger de la fausse monnaie était un délit dc^jà très ancien au moyen-àge et fort banal. 11 l'est encore de nos jours, Il

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