Arch. Nat., X'-% 2 septembre i/iGo
G. Jbid., 10 octobre l'iGo.
bourses jusqu'en la salle du Palais •. Gomment ne pas être de l'avis de l'avocat Simon quand il déclare « de présent de telz cas pululent fort en ceste ville par ce que aucune punicion n'en est faicte... » ?
Voici un clerc, Jean Chevalier, fils d'un maître cordonnier d'Angers, qui travailla chez un notaire de celle ville, puis chez un clore des comptes. Tombé dans de mauvaises fréqnenlalions. il se fait voleur en compagnie d'un nommé Double. L'avocat Houcher. au cours de son procès, déclara qu'au mois il'aoùt 1^56 « furent faiz certainz larrechins sur un nommé
(]olin de et ung musnier, et fut sceu que l'avoient esté
faiz par Jehan Double et Jehan Chevalier, qui sont compaignons vagabuncjcs... dit que les appelans [les parents de Jehan Clicvalier] estoient cause de tous lesdils larrechins et pilleries el recevoienl en leur hostel lesdits larrechins et les robeurs et toutes gens de mauvais gouvernement... car la mère de Jehan venoit de nuit ouvrir l'uis el recevoit lesdits larrechins... » Quant à Jehan Double, il appartenait à la bonne bourgeoisie el son père, qu'il déroba, était un « grant marchant » 2,
Ils ne niaiH[uenl pas les clercs crochelcurs, comme ce Colin de l'Espine, qui, malgré son passé si chargé, obtint une lettre de rémission au mois d'octobre i^Oi ^' ; la même année, l'officialité épiscopale de Troyes condamnait à la prison perpétuelle Guillaume Pitoux, dit Petit, de Fontenay-le-Comte, pour vols commis à l'aide de crochets à Troyes, à Saint-Michel, à Tours, à Pézenas, à Grenoble, etc.^.
Enfin, parmi les clercs, se recrutaient naturellement les faussaires^. Au mois de décembre 1^85, le roi ordonnait aux clercs enipirlens d'avoir à quitter la chancellerie du Palais 6. (relaient déjeunes compagnons, au nombre de quatre-vingt à cent, sans maître ni aveu « dont les aulcuns et la pluspart ne scavenl lire, escripre, ne besongner, ou que Ires peu, mais sont tous dissoluz, joueurs, noisirs el de vie deshonneslc ». Ils